Antananarivo, 11 Septembre, 15h00 – Des représentants des dix Etats membres de la convention de Nairobi sur la protection, la gestion et la mise en valeur de l’environnement marin et côtier participent à une conférence de plénipotentiaires à Antananarivo. Ils mènent une négociation de haut niveau depuis ce lundi, en vue d’adopter et signer le protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières pour la région de l’océan Indien occidental (GIZC).
La GIZC est le quatrième protocole de cette convention, en plus des protocoles sur la protection des espèces faunes et flores sauvages marines, la coopération en lutte contre la pollution marine en cas d’urgence et la lutte contre la pollution marine due aux sources et activités terrestres. La GIZC est considérée comme un système de gestion utile fournissant les approches et méthodologies adaptées et un cadre de gestion efficace pour parvenir au développement durable.
Pour la ministre de l’Environnement et du développement durable, Marie-Orléa Vina, ce protocole GIZC doit être adapté au contexte qui sévit actuellement et tenir compte de divers paramètres tels que le changement climatique. «Ainsi, un nouveau protocole GIZC qui tient en compte de ces évolutions et qui doit apporter des mesures et actions idoines pour chaque pays doit être élaboré. Pour qu’elle puisse être mise en œuvre et répondre aux problématiques y afférents au niveau de la région de l’océan Indien occidental, il doit être adopté, signé, voir ratifié par les pays membres de la Convention », lance-t-elle en marge du lancement officiel de cette conférence des plénipotentiaires.
Le Protocole GIZC pour la région de l’océan Indien occidental (OIO) est en préparation depuis plus de 10 ans. Les réunions de négociation en cours ont pour objectif global de réviser les dispositions dudit protocole sur la base des aspects scientifiques, juridiques ou politiques de la région de l’OIO plutôt que sur la base des spécificités de chaque Etat partie à la Convention de Nairobi.
Les éléments de base de ce protocole «transformateur pour la région» doivent être livrés à la fin des deux jours de négociation, avance la ministre Marie-Orléa Vina. Les pays représentés à cette conférence sont Madagascar, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Mozambique, la Somalie, le Kenya, les Comores, la France, Maurice et les Seychelles. Le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) s’y implique également.
Photo : MEDD














