Antananarivo, 6 Novembre, 18h30 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) se prononce sur le délai de la tenue de la présidentielle. La juridiction constitutionnelle affirme que la course à la magistrature suprême peut être décalée. “Le report du scrutin présidentiel est envisageable”, indique-t-elle dans sa décision rendue jeudi pour répondre à une requête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
La Cour fixe une condition à cette possibilité de report. Celui-ci est envisageable uniquement dans le cas où il est opéré “sous le contrôle de la HCC”. “Compte tenu des circonstances qui ont généré la vacance de la magistrature suprême de l’Etat, le report du scrutin présidentiel (…) est envisageable sous le contrôle de la Haute Cour de céans”, explique la HCC. L’ajournement doit se faire “sur la base d’une appréciation objective des conditions politiques, sécuritaires, financières et techniques de nature à garantir un scrutin libre, transparent et accepté par tous”, détaille-t-elle.
Dans les considérants de sa décision du 10 octobre relative à la sortie de crise, la HCC avait rappelé les dispositions constitutionnelles en cas de vacance de poste du président de la République. Elle avait alors formulé une invitation “à l’autorité compétente spécifiée (…) pour organiser les élections dans les soixante (60) jours qui suivent la notification de la présente décision”. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la “Refondation de la République”, s’est donné deux ans pour mener ladite “Refondation”.














