Antananarivo, 6 novembre, 19h30 – Une aspiration à un changement de posture. Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police nationale, expose son plan de bataille pour une meilleure efficacité de la police dans sa mission sécuritaire en adéquation avec l’esprit de refondation exprimée par les nouvelles autorités.
“Il existe une nouvelle posture à adopter : une police familière (…) et non une police répressive”, dévoile le commissaire divisionnaire à la presse jeudi. “Cela ne veut pas dire que la police n’a pas d’autorité. Mais on va mettre en place une police familière”, précise-t-il.
Jean Victor Tsaramonina évoque un “nouveau format de la police nationale” dans le cadre de la refondation. “Ce sera une police qui tend vers la résolution de problème”, assure-t-il, mettant en avant le sens à donner au principe d’une “police de proximité” se basant sur des mesures préventives et la participation citoyenne pour assurer la sécurité.
Pour ce faire, le DG de la police soutient “un changement de manière de travailler”. “On va mettre en place une charte d’accueil du public et une collaboration avec la population malgache. Cette dernière devrait être un coproducteur de sécurité”, ajoute-t-il. “Les policiers seront accueillants et vont devenir des agents d’accueil”, poursuit-il.
Jean Victor Tsaramonina apporte une précision sur le communiqué concernant la police de la route. “La police de la route ne sera pas supprimée. Elle sera encore présente dans la rue mais axera plutôt ses interventions dans la prévention”, détaille-t-il, invitant en même temps un changement de mentalité des usagers de la route, par exemple. “Les usagers ne devront plus attendre un contrôle [policier] avant de se conformer à la loi”, souligne-t-il.
Les changements demandés aux policiers nécessitent un “renforcement de capacité opérationnelle et structurelle”. Le DG de la police se donne deux mois pour y arriver, sollicitant au passage la coopération des citoyens. “Il y aura des ateliers avec les forces vives pour réfléchir sur la manière de gérer ensemble la situation sécuritaire”, lance-t-il.
Jean Victor Tsaramonina se dit conscient de l’existence d’une certaine forme de résistance à tout changement. Au-delà des programmes de renforcement de capacités, le commissaire divisionnaire n’exclut pas la sanction pour les policiers coupables d’infractions.














