Antananarivo, 10 Novembre, 7h20 – Des mesures d’accompagnement sollicitées. Résignés à payer plus les services de la Jirama, les industriels demandent à l’Etat de faire un geste pour alléger leur charge. Dans un communiqué publié mercredi, le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) “appelle à la conscience et au soutien de l’Etat”. Il demande, entre autres, “des mesures immédiates, telles que l’exonération fiscale sur les acquisitions d’équipements liés à l’énergie”. Il cite notamment les groupes électrogènes ou les équipements solaires.
Pour le SIM, ces équipements alternatifs sont “nécessaires pour soulager le fardeau de la hausse tarifaire” récemment décidée “à l’issue de dialogues nourris entre le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le SIM”. Car bien que le SIM ait “fait preuve d’esprit de compromis en acceptant l’augmentation des tarifs de l’électricité proposée par la Jirama”, et indique avoir “compris la nécessité de cette hausse pour assainir les finances de la compagnie d’électricité”, il n’en affirme pas moins que “ces augmentations représenteront une charge significative pour nos entreprises, avec des impacts financiers non négligeables”.
Pour le SIM, “ces conditions tarifaires ne sont pas favorables aux investissements et à la compétitivité des opérateurs économiques”, et “les augmentations représenteront une charge significative pour nos entreprises, avec des impacts financiers non négligeables”. Mais il indique l’accepter “dans l’espoir que les efforts consentis par la Jirama aboutiront à une amélioration substantielle de la qualité de service, notamment en ce qui concerne la réduction des délestages et des baisses de tension”.
Et en attendant que les services de la Jirama s’améliorent, les industriels invitent l’Etat à les soutenir avec “des mesures immédiates” de manière à assurer que les opérateurs économiques puissent poursuivre leurs activités. Un membre du SIM, rapporté par le groupement soulève, entre autres, que “les coûts élevés des groupes électrogènes et du carburant nécessaires pour assurer la continuité de la production pèsent lourdement sur nos bilans”. Il indique notamment que son entreprise en “actuellement en mode survie” et “peine à respirer”.
Dans son communiqué, le SIM évoque les impacts des difficultés causées par le problème énergétique. Il met en avant les préoccupations de ses membres qui soulignent que “lorsque leurs entreprises ne peuvent plus tenir, ce sont des centaines d’emplois qui sont menacés et des familles entières qui se retrouvent dans l’incertitude” car “les fournisseurs, les clients, les communautés locales, tout l’écosystème économique dépend” de ces entreprises. Même l’Etat n’en sera pas épargné car “si nos industries ferment, ce sera la perte pour tous : pour nous les opérateurs, pour l’État qui verra sa recette fiscale diminuer, et pour la population qui dépend de nos activités”.
Pour ce qui des mesures à plus long terme, le SIM appelle à “une réflexion approfondie sur l’exploitation des ressources locales et le développement des énergies renouvelables doit être menée pour garantir la compétitivité de nos industries”. Il évoque “un défi que les autorités et le secteur privé doivent relever ensemble, pour préserver l’emploi, soutenir l’économie malgache et assurer la viabilité du tissu industriel du pays”.
La décision d’ajustement des tarifs récemment décidée prévoit pour les abonnés haute et moyenne tension une hausse des tarifs de l’électricité à hauteur de 22% pour la première année et de 16% pour les deux années suivantes. Cette hausse concerne particulièrement les gros industriels (MT1) avec une puissance souscrite supérieure à 600 kW, les moyens et petits industriels (MT2) avec une puissance inférieure à 600 kW, ainsi que les plus petits opérateurs (MT3) avec moins de 100 kW. Seuls les abonnés basse tension, industriels ou residential, ne sont pas concernés par la mesure.















