Antananarivo, 18 Novembre, 10h30 – Approbation conditionnée. Les industriels donnent leur accord de principe à l’effacement. Ils acceptent d’autoproduire leur électricité et de libérer ainsi le réseau public, à condition toutefois que la prise en charge du carburant nécessaire au fonctionnement des groupes électrogènes qu’ils vont utiliser soit clarifiée, avait avancé le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, la semaine dernière..
La mesure avait été rediscutée entre les industriels, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures ainsi que le directeur général de la Jirama, la semaine dernière. L’effacement consiste, pour les industriels équipés, à substituer l’électricité fournie par le réseau public par l’utilisation de leurs propres groupes électrogènes durant des heures planifiées. “Nous n’émettons aucune objection à participer à cet effort de solidarité nationale”, fait savoir Tiana Rasamimanana.
Le président du SIM souligne qu’il est néanmoins impératif de clarifier qui assurera la prise en charge du carburant nécessaire au fonctionnement de ces groupes. Il est tout aussi crucial de définir la source et la régularité du financement alloué à cette mesure. “Si le décaissement de ces fonds est effectué conformément aux modalités établies, cela ne nous pose aucun problème, car cette démarche contribue directement à la réduction du délestage pour l’ensemble des clients de la Jirama”, expose-t-il.
Le ministre Ny Ando Jurice Ralitera avait déjà avancé cette mesure, en encourageant les gros consommateurs à se débrancher temporairement du réseau public. Il avait alors indiquer que l’État s’engage à leur apporter un soutien financier sous forme de subvention pour compenser et faciliter leur autoproduction d’électricité. Il s’agit d’une disposition avancée par les autorités afin de combler le déficit énergétique actuel.














