Madagascar doit transformer son modèle de financement énergétique pour atteindre l’accès universel. C’est ce qu’avance le rapport « Financing Electricity Access in Africa » de l’Agence internationale de l’énergie qui préconise de passer d’un système purement public à une approche de finance mixte. Cette méthode associe des capitaux publics et privés pour combler le manque de ressources. Actuellement, la Grande île fait partie des zones où les investissements stagnent. L’enjeu est de mobiliser des fonds suffisants pour répondre aux besoins d’une population majoritairement rurale sans électricité.
Selon le rapport, le modèle public actuel ne permet pas de financer seul les infrastructures nécessaires. L’apport du secteur privé est jugé indispensable pour augmenter la capacité de production. Le rapport souligne que la finance mixte permet de réduire les risques pour les investisseurs privés. En partageant les coûts, l’État et les partenaires internationaux peuvent attirer des capitaux neufs. Cette stratégie vise à sécuriser les projets énergétiques tout en compensant les limites budgétaires nationales dans un contexte économique contraint.
L’accès reste un obstacle pour les ménages malgaches les plus pauvres. La finance mixte utilise des fonds concessionnels pour diminuer le coût du capital. Selon l’analyse, cette baisse des coûts permet de proposer des tarifs d’électricité accessibles. Le dispositif soutient ainsi les populations à revenus limités tout en garantissant la viabilité économique des projets. Ce mécanisme est présenté comme une solution pour inclure les consommateurs vulnérables dans le processus d’électrification nationale sans peser sur leurs finances.
Les solutions décentralisées, comme les mini-réseaux et les systèmes solaires, sont privilégiées pour Madagascar. Ces technologies s’adaptent à la dispersion géographique de la population. Le rapport indique que ces installations nécessitent des investissements privés encadrés par des politiques publiques claires. Le passage à la finance mixte accompagne ce déploiement technique. L’objectif final est de relever le taux d’électrification en s’appuyant sur une coopération entre les acteurs institutionnels et les opérateurs privés du secteur de l’énergie.














