Antananarivo, 2 Février, 10h45 – « Les problèmes sont presque tous réglés ». Ce qui permet de relancer la campagne d’implantation de bolus électroniques sur les bovidés cette année. L’opération sera menée auprès de 17 districts dans 7 régions de Madagascar. Il s’agit de zones où on recense le plus d’effectifs en termes de cheptel bovin et où on enregistre également le plus d’insécurité, d’après le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi.
L’Etat admet avoir été confronté à plusieurs difficultés dans l’opérationnalisation de ce système d’identification électroniques et géolocalisation des bovins. Ce projet a été lancé officiellement dans la région Bongolava au mois de mai 2019 mais a été mis en suspens. Les longues périodes d’études et de recherches entreprises par les techniciens du ministère de l’Elevage ont néanmoins permis de régler ces problèmes, souligne le compte rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif. Aussi, ce système pourra être opérationnalisé dans l’Amoron’i Mania, le Sofia, l’Ihorombe, l’Anosy, l’Atsimo Andrefana, le Melaky et le Menabe.
Le Conseil des ministres rappelle que ce projet est mené avec la Gendarmerie nationale qui travaillera avec le ministère de l’Elevage dans la mise en place du centre de surveillance des déplacements des bovidés. Ce centre tracera le déplacement des bovins avec les bolus qui seront géolocalisés par son serveur.
La reprise de ce projet de bolus électroniques sur les bovidés est ainsi menée parallèlement avec la campagne de pose de boucles électroniques expérimentée dans quatre régions que sont Anosy, Androy, Ihorombe et Atsimo Andrefana. Bien que l’Etat ait eu du mal à atteindre son objectif de bouclage de 100.000 têtes de bovins dans ces régions pilotes, la direction générale de l’Elevage a annoncé l’extension de ce projet dans d’autres régions avec la disponibilité de 100.000 autres paires de boucles électroniques.
Le système de traçabilité des bovidés recourant aux boucles électroniques infalsifiables est prévu réduire le nombre de documents en papier que les détenteurs d’animaux doivent posséder. Il permet également de simplifier et de rendre plus simultanées les notifications d’événements importants, et améliorer la qualité des données. Les informations pertinentes sont enregistrées dans une base de données électronique centralisée, vérifiable à distance et difficile à falsifier, selon les explications des exécuteurs de ce projet.














