Antananarivo, 29 Septembre, 6h53 – « Prudence est mère de sûreté ». En n’autorisant que deux hélicoptères, l’Aviation civile de Madagascar (ACM) affirme vouloir prendre des précautions pour des raisons de sécurité. Le colonel Gervais Damasy, directeur général de l’ACM, indique d’ailleurs que deux appareils constituent déjà une faveur dans la mesure où son organisme avait initialement prévu n’autoriser qu’un seul hélicoptère par candidat désireux d’en exploiter durant la campagne électorale.
« Nous allons d’abord voir si vous parveniez à entretenir ces deux appareils selon les normes exigées et les règles de l’air avant de décider de la suite », indique le directeur général de l’ACM au représentant d’un candidat à l’élection présidentielle qui envisage d’utiliser quatre hélicoptères durant la campagne. Les candidats doivent notamment s’assurer que leur aéronef est en état de navigabilité et que tous les équipements nécessaires pour le vol sont à bord et en état de marche. Le personnel à bord doit également être familiarisé avec les spécificités des vols programmés, entre autres les caractéristiques des zones survolées.
L’ACM indique également avoir dérogé à la règle qui veut que l’importation d’hélicoptère sous immatriculation étrangère soit effectuée par une compagnie aérienne malgache détenteur d’un Certificat de transporteur aérien (CTA) et d’une licence d’exploitation valides. Il estime que cette mesure n’est pas sans risque. A l’entendre, confier le contrôle de l’exploitation de l’hélicoptère à une compagnie disposant d’un CTA garantit que la préparation et l’exécution du vol sont effectuées conformément aux exigences applicables.
D’autres dérogations sont accordées par l’ACM aux règlements régissant l’importation d’hélicoptères sous immatriculation étrangère en vue de la campagne électorale. C’est ainsi que le délai de deux mois imposé pour le dépôt de la demande préalable d’admission d’hélicoptère n’est plus appliqué. Selon l’ACM, quatre candidats ont jusqu’à maintenant demandé à faire venir des hélicoptères sous immatriculation étrangère. Il s’agit de Marc Ravalomanana, Siteny Randrianasoloniaiko, Hajo Andrianainarivelo et Tahiana Razafinjoelina.














