Antananarivo, 2 Juillet, 16h00 – Le financement des besoins quotidiens en première place. La majorité des crédits contractés par les Malgaches, soit environ 40%, est principalement contractée pour la consommation des ménages. C’est la principale utilisation qu’avaient citée les demandeurs de crédits, tant en milieu urbain que rural, dans le cadre de l’Enquête permanente auprès des ménages (EPM) 2021-2022, menée par l’Institut national de la statistique (Instat).
Cette situation est surtout enregistrée en milieu rural, où presque la moitié des individus (46,3%) qui avaient contracté leurs derniers crédits les avaient utilisés pour la consommation du ménage. En milieu urbain, elle représentait 26,3% durant cette période sous revue.
Au niveau national, les crédits pour le démarrage d’une affaire ou d’une entreprise viennent en seconde place, pour une proportion de 11,5%. Le motif de santé arrive en troisième position avec près de 11,4% des individus le citant comme raison principale d’utilisation du crédit obtenu, d’après les résultats de cette enquête. En milieu rural, le motif de santé vient en deuxième position, représentant 11,9%. Et les crédits pour l’achat d’intrants agricoles représentaient 7,9%.
Par ailleurs, les ménages malgaches empruntent surtout auprès de leurs pairs. Selon les résultats de l’enquête, les crédits entre ménages sont les plus importants, avec un taux de 57,7% de l’ensemble, que ce soit en milieu urbain qu’en milieu rural. Ceux qui les ont contracté auprès d’une banque représentent 14,6% tandis que ceux qui empruntent auprès de la Caisse d’épargne ou des Institutions de microfinance représentent 8,8%. Il est néanmoins observé un plus grand recours à ces institutions financières formelles dans le milieu urbain. Selon l’Instat, 26,7% des derniers crédits des individus vivant dans les villes sont contractés auprès de banques et 14,1% auprès de la Caisse d’épargne ou l’IMF.
Comme exposé par l’Instat, l’accès au crédit joue un rôle essentiel dans le développement économique. Il permet notamment aux individus, aux entreprises et aux communautés d’investir, de croître et d’améliorer leur niveau de vie. Plusieurs raisons viennent cependant constituer des entraves à la demande de crédit, dont l’incapacité de rembourser comme principal motif. Il y a également l’absence de nécessité ainsi que l’incapacité à formuler une demande de crédit.














