Antananarivo, 3 Avril, 8h22 – Madagascar doit être vigilant sur l’exploitation de ses minerais stratégiques, comme le nickel, le cobalt, le graphite et les terres rares, s’il ne veut pas en subir les impacts négatifs. Des recommandations relatives à l’adoption d’une stratégie nationale sur l’exploitation responsable de ces ressources ont été évoquées lors d’un atelier de réflexion sur les enjeux de la transition énergétique organisé vendredi dernier par l’organisation Publiez Ce Que Vous Payez Madagascar (PCQVP MG). Ces recommandations, inspirées des documents stratégiques produits par le mouvement PCQVP, prévoient trois axes prioritaires : placer les personnes et la planète au cœur du processus, renforcer la gouvernance et la lutte contre la corruption, et assurer une transition équitable à l’échelle mondiale.
Cette stratégie est d’autant plus cruciale que les besoins mondiaux en matière de ressources destinés aux technologies énergétiques propres pourraient « quadrupler d’ici 2040 si le monde tient les engagements pris pour atteindre ses objectifs climatiques », soulève PCQPV MG. Celui-ci rappelle, par ailleurs, que « Madagascar produit et exporte déjà certains de ces minerais vers les pays asiatiques, européens et américains ». Il souligne même que la Grande île « pourrait tenir une place importante au niveau mondial, notamment dans la chaine d’approvisionnement des minerais de transition et métaux utiles à la transition énergétique ».














