Antananarivo, 14 Novembre, 12h22 – Plusieurs acteurs hors circuit. Ils étaient au départ 47 sociétés et opérateurs locaux à produire de l’électricité dans 119 sites rurales, c’est-à-dire dans des zones non desservies par le réseau de la Jirama. Ils ne sont plus actuellement qu’une dizaine à opérer dans ce secteur, rapporte Daniel Ramananarivo, président de l’Association des opérateurs privés en électrification de Madagascar (AOPEM).
« Beaucoup d’opérateurs ont fait faillite avec l’augmentation des prix du carburant, couplée avec le faible pouvoir d’achat de la population pour laquelle l’énergie est produite », explique-t-il en marge de la neuvième édition de la Plateforme d’échange public-privé du sous-secteur électrification rurale, vendredi. Il rappelle que mis à part ceux qui opèrent avec des parcs solaires ou des mini-centrales hydroélectriques, bon nombre d’opérateurs locaux travaillent avec du thermique. Les rescapés de cette situation se sont donc regroupés autour de l’AOPEM « afin de survivre et de booster à nouveau l’électrification rurale », explique-t-il.
L’exploitation est généralement déficitaire dans les zones rurales durant les cinq premières années du projet, notamment avec le faible savoir-faire de la population et le peu d’activités économiques dans ces zones. C’est à partir de cette cinquième année que des activités se créent, génèrent des emplois localement et améliorent ainsi les sources de revenus de la population. « Ce qui permet aux opérateurs dans l’électrification rurale de commencer à amortir leurs investissements », expose-t-il.
C’est entre 15 à 20 ans, notamment avec le développement des activités des populations rurales, que les opérateurs peuvent nouer avec les bénéfices et avoir des résultats concrets en termes d’amortissement des investissements et procéder à des projets d’extension. Or, cette période marque également la fin de la plupart des contrats qui les autorisent à produire de l’électricité dans leur zone d’opération. Ils devront donc concourir avec d’autres opérateurs pour pouvoir poursuivre à opérer dans cette zone. Ils réalisent alors ne pas faire le poids dans cette mise en concurrence, selon le président de l’AOPEM.
Ces opérateurs privés locaux demandent ainsi à l’Etat des mesures qui les protègent. Pour mettre en place un environnement attractif, ils suggèrent la mise en place d’une commission pour l’amélioration et l’attraction des investissements dans l’électrification rurale, ainsi que la création de plusieurs mécanismes de financement de ce secteur.














