Antananarivo, 22 Avril, 8h10 – Un gentil rappel. La situation du secteur de l’énergie est « critique », et « il est important d’avancer dans des réformes cruciales », indique David Amoumoun, représentant de la Banque africaine de développement (BAD), qui avait rencontré le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Andry Ramaroson, jeudi. « Nous avons discuté de la nécessité d’aller vraiment dans les réformes de ce secteur qui souffre », souligne le diplomate.
Les discussions entre les deux hommes ont ainsi tourné autour de la coopération des deux parties dans ce secteur. La BAD a notamment réitéré son engagement à appuyer le gouvernement malgache dans ce secteur qui est crucial pour le développement du pays. David Amoumoun et Andry Ramaroson ont aussi pu faire le point sur les projets structurels en cours de mise en œuvre et de planification, qui peuvent prendre du temps pour se concrétiser, ainsi que les solutions alternatives.
La BAD n’est pas le seul partenaire de la Grande île à se préoccuper de la situation et à être insistant sur ce sujet de réformes de l’énergie. A l’issue de la première revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), le Fonds monétaire international (FMI) avait insisté sur des réformes visant à atténuer les risques budgétaires, comprenant l’amélioration de la situation financière de la Jirama.
Il y a encore quelques jours, le président de la Banque mondiale, David Malpass, n’a pas manqué de signifier au président de la République Andry Rajoelina l’importance de diversifier le mix énergétique, pour réduire le recours au fuel lourd mais également la nécessité de se libérer des contrats défavorables qui coûtent cher au budget et évincent les dépenses sociales essentielles.
Photo : Ministère de l’Energie et des hydrocarbures














