L’Etat et la Compagnie Générale d’Hydroélectricité de Volobe (CGHV) jouent la prolongation. Les deux parties s’accordent un délai supplémentaire pour boucler le projet hydroélectrique de Volobe 2, avec la mise en place d’une installation hydroélectrique dotée d’une puissance installée de 127 Mégawatts.
“Ils se donnent jusqu’en juin 2027 [pour la clôture financière du projet]”, confie une source proche du dossier à l’issue de la signature de l’avenant du contrat entre le gouvernement et CGHV. La signature entre Radonirina Rabearimanga, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, et Rémy Huber, directeur général CGHV, matérialisant cette volonté de poursuivre les discussions, s’est tenue à Toamasina ce vendredi.
“Le délai fixé initialement pour les discussions a expiré. Cet avenant permet aux autorités et à l’opérateur du projet de poursuivre le dialogue”, explique la même source. “Cette signature témoigne de la volonté commune de l’État malgache et de la CGHV de poursuivre la mise en œuvre du projet”, se réjouit la société chargée du développement, de la construction, de l’exploitation de l’aménagement hydroélectrique de Volobe Amont, dans son communiqué.
La clôture financière du projet était fixée pour décembre 2025. Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique, comprenant, entre autres, un barrage et une centrale électrique souterraine, devaient démarrer cette année. Sa mise en service avait été prévue pour 2030.
“Avec l’Etat malgache, nous maintenons le cap et poursuivons le travail engagé”, promet Rémy Huber, cité par le communiqué de la société qu’il dirige. La société promet de “faire avancer ce projet utile au pays”, poursuit-il pour évoquer le projet construction d’une centrale hydroélectrique du côté de l’Ivondro, dans la Région Atsinanana.
Une nouvelle course contre la montre est engagée entre le gouvernement et CGHV jusqu’en juin 2027. Plusieurs dossiers sont encore sur la table avant un accord final entre les deux parties. C’est, entre autres, le cas du bouclage financier du projet de construction, la durée de la concession, l’entrée de l’Etat dans la capitale de la société.
Un point important discuté concerne le tarif final du coût de l’électricité. Aujourd’hui, la société CGHV propose une base de 17 cents/kWh, soit environ 725 ariary/kWh alors que les autorités ne veulent pas aller au-delà de 9 cents/kWh, soit environ 385 ariary/kWh même si beaucoup de paramètres entrent encore en jeu, pouvant réajuster ce prix.
Le Colonel Michaël Randrianarina, président de la refondation de la République, avait déjà touché quelques mots sur cette question en évoquant l’argument des autorités. Il avait mis en avant les difficultés pour les ménages à supporter un coût élevé de l’électricité.















