“Une action prioritaire incontournable”. La Jirama n’entend pas reculer dans son opération d’assainissement des usagers malgré les réclamations et les contestations de certains de ses abonnés. Elle dénonce un nombre plus important d’usagers en situation irrégulière que d’abonnés en règle, ce qui cause non seulement 300 milliards d’ariary de pertes annuelles, mais entraîne la mauvaise qualité de service de la compagnie, poursuit-elle dans un communiqué publié ce samedi.
Selon la compagnie nationale d’eau et d’électricité, “les irrégularités sont à l’origine des pannes fréquentes, des coupures et même des explosions de transformateurs, en raison de surcharges non prévues”. En partant à la chasse à ce qu’elle qualifie de “fraudes” et de “vols” à travers une opération de ratissage, la Jirama entend aussi bien “assainir le système” et “ramener les usagers en situation irrégulière vers la conformité” qu’améliorer la qualité de son service.
Dans son opération de ratissage, la Jirama reconnaît ne pas cibler uniquement les compteurs frauduleux. Elle affirme également viser “les compteurs présentant des défaillances techniques, dès lors que le client à continuer à bénéficier de ses services sans interruption malgré les anomalies”. Pour la société d’Etat, “ces situations, qui durent plusieurs années la plupart du temps, peuvent être assimilées à du vol d’électricité, en ce qu’elles portent préjudice à l’entreprise ainsi qu’à la qualité du service”.
C’est ainsi que ceux qui n’ont pas signalé à temps les anomalies et qui ont quand même “continué à utiliser ses services sans payer ou en ne réglant qu’un montant dérisoire par rapport à leur consommation réelle” sont enjoints par la Jirama à s’acquitter des rappels de consommation. “Cette mesure est légale, juste et fondée, puisque toute énergie consommée (en kWh) doit être payée par le client”, insiste la compagnie.
Dans son communiqué, la Jirama rappelle que le contrat d’abonnement signé lors de l’adhésion à ses services précise que “le client a l’obligation de signaler immédiatement toute anomalie constatée sur le compteur”. Contrairement à ceux qui n’ont pas effectué cette démarche et qui sont ainsi “considérés comme n’ayant pas respecté leurs engagements contractuels”, ceux qui ont fait part des anomalies “bénéficient d’un allègement dans le calcul du rappel de consommation”. “La responsabilité du retard de réparation incombe à la Jirama”, précise encore la société d’Etat.














