Antananarivo, 27 Septembre, 7h30 – Toutes les heures, la Jirama enregistrerait actuellement un gap de production d’énergie entre 30 MW et 40 MW. Ce qui correspondrait à 20% jusqu’à 25% des besoins du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), d’après le directeur général de la compagnie nationale, Ron Weiss. Ce gap très important fait que sur 24 heures, la Jirama est confrontée à une insuffisance de production totalisant 6 heures, et qu’elle est contrainte de gérer à travers du délestage tournant. Cette situation avait été exposée par Ron Weiss, face à la presse jeudi.
C’est jusqu’à 25% des besoins d’Antananarivo en électricité qui sont donc insatisfaits. Et le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, confirme que pour une consommation d’électricité qui peut atteindre jusqu’à 250 mégawatts en période de pointe, un gap compris entre 30 MW à 40 MW est actuellement rapporté.
Ron Weiss explique ce problème de production par le faible niveau des eaux qui font tourner les centrales hydroélectriques, dont notamment celle d’Andekaleka. Il soulève également la vétusté des infrastructures de la Jirama qui ne fait qu’amplifier ce problème. “La combinaison de ces deux facteurs fait que notre capacité de production n’arrive ainsi plus à combler le besoin de la population”, explique-t-il.
“Le délestage est ainsi irréversible”, se désole alors Ron Weiss. “Nous devons néanmoins penser à le faire de manière équilibrée pour qu’il n’y ait pas de quartiers qui en souffrent plus que d’autres”, tempère-t-il. Et ce, en indiquant avoir reçu des plaintes concernant l’horaire et la programmation de ce délestage.
Des solutions sont alors avancées pour régler ce problème en urgence. “Compte tenu du niveau des eaux qui ne nous permet pas d’exploiter le plein potentiel de nos centrales hydroélectriques, nous sommes contraints de recourir davantage aux centrales thermiques », lance le ministre Olivier Jean-Baptiste. “Même si nous savons qu’utiliser du thermique coûte cher, nous prenons cette décision afin de satisfaire le besoin de la population”, explique-t-il.
Le directeur général de la Jirama, Ron Weiss, indique pour sa part que des opérations de pluies provoquées ont déjà effectuées entre le mois d’août et le début du mois de septembre. Cette disposition aurait permis d’enregistrer une amélioration de la situation. “Ces opérations sont à reprendre à chaque fois que les conditions météorologiques y sont favorables”, avance-t-il.
Par ailleurs, vu que les grands projets comme Sahofika et Volobe mettront encore du temps pour être opérationnels, le ministre Olivier Jean-Baptiste avance l’accélération des projets solaires annoncés pour apporter des puissances additionnelles à moyen termes.














