Antananarivo, 4 Octobre, 8h05 – Le délestage était, de loin, le principal frein à l’activité des entreprises au second trimestre de cette année. 75,4 % des entreprises interrogées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), dans le cadre de l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE), l’ont désigné comme l’entrave numéro un à leur fonctionnement. Les résultats de cette enquête viennent d’être publiés par la BFM.
La problématique des coupures d’électricité éclipsait même à l’époque les craintes habituelles liées au climat des affaires au pays. Ce taux la place bien au-dessus de l’“incertitude économique” (69,8 %) et de la “pression fiscale” (63,3 %), qui sont autant de facteurs cités traditionnellement dans les doléances des entreprises rapportées par la BFM.
L’enquête sur la conjoncture économique est réalisée quatre fois par an auprès des entreprises dans tout le pays. Les réponses pour ce second trimestre ont été recueillies auprès de 222 entreprises de tous les secteurs en juin et juillet 2025.
Au-delà de cette enquête de la Banque centrale, des entreprises concernées par ce problème considèrent l’instabilité du réseau électrique comme un facteur de paralysie qui mine leur productivité, de par l’interruption de la production avec l’arrêt intempestif des machines ou des chaînes de montage. Il y a également l’augmentation des coûts d’exploitation, ne serait-ce qu’avec les investissements dans des groupes électrogènes qu’il faut acheter, entretenir et approvisionner en carburant.
Le délestage contribue également, selon d’autres entrepreneurs, à la détérioration du climat social puisqu’il vient perturber l’organisation du travail. De même pour la perte de compétitivité pour celles qui ne peuvent garantir un service continu et qui perdent en fiabilité face à leurs concurrents.














