Antananarivo, 15 Septembre, 7h25 – La fin de plusieurs années d’attente pour les universitaires? Le Conseil des ministres de la semaine dernière rapporte des instructions présidentielles sur la nécessité d’“accélérer la validation de tous les dossiers encore en attente” en matière d’heures complémentaires et de vacations. Le chef de l’Etat a également “demandé aux responsables de mettre en place
des solutions afin d’éviter tout retard dans le paiement des heures supplémentaires et des vacations pour les enseignants”, poursuit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.
En attendant, les enseignants d’Université ne devraient pas tarder à percevoir leur dû au titre de l’année universitaire 2019-2020. La demande d’autorisation de transfert pour le paiement des heures complémentaires et de vacations sur le compte de cette année a été approuvée par le Conseil des ministres de mercredi.
Depuis plus d’une décennie, la question des vacations et des heures complémentaires reste un point sensible dans l’enseignement supérieur. En 2018, des enseignants avaient dénoncé un retard de plus de deux ans pour le règlement des heures effectuées, entraînant plusieurs mouvements de grève dans les universités publiques. En 2022 encore, des associations de professeurs ont rapporté des arriérés atteignant plusieurs milliards d’ariary au niveau national, paralysant partiellement le calendrier académique.
À Ankatso, un enseignant de la Faculté d’Economie, de gestion et de sociologie (EGS) évoque des vacataires qui ont dû assurer des cours sans rémunération depuis plus de six ans. Ce qui a conduit certains départements à supprimer des enseignements faute de disponibilité des intervenants. “La démotivation est réelle : préparations bâclées, retards, voire abandons de cours”, confie notre source, tout en soulignant que la situation touche particulièrement les vacataires et les jeunes assistants dont le taux horaire ne dépasse pas 6 000 ariary.















