Antananarivo, 18 Mai, 22h00 – La tension monte d’un cran à l’Université d’Antananarivo. La section tananarivienne du Syndicat des enseignants-chercheurs et des chercheurs enseignants (Seces) annonce une grève générale de 72 heures. En l’absence de réponses à leurs revendications de la part des autorités, les enseignants-chercheurs syndiqués entendent aller plus loin dans leur mouvement, et prévoient de suspendre toutes les activités au sein de l’Université d’Antananarivo à partir de jeudi.
« L’enseignement, les examens, les recherches, même les soutenances seront tous suspendus et les enseignants et les vacataires ne travailleront pas durant ces jours de grève », indique le Pr Sammy Grégoire Ravelonarivo, président du Seces section Antananarivo. « L’adoption de la loi sur l’autonomie des Universités n’est pas une priorité pour l’Etat malgache, donc nous avons décidé de faire une grève durant 72 h à partir de ce jeudi », souligne-t-il alors.
Les 72 heures de grèves générale constituent la suite du mouvement « Universités et centres de recherche morts » que le Seces a initié depuis bientôt un mois. Une assemblée générale devrait avoir lieu mercredi prochain pour décider de la suite à donner aux manifestations. Le Seces a décidé d’engager le fer avec l’Etat alors que la Haute cour constitutionnelle (HCC) a décidé de déclarer non conforme à la Constitution la loi sur l’autonomie des universités.
La grève générale du Seces Tana est lancée alors que les associations d’étudiants de l’Université d’Antananarivo viennent de lancer un appel à la résolution des problèmes de l’Université pour que les cours puissent reprendre. Les associations avaient laissé entendre la possibilité de se mobiliser pour une grève si aucune suite n’est donnée à leurs revendications.














