Antananarivo, 5 Décembre, 10h38 – Les efforts ont payé. Madagascar obtient de la Banque mondiale le premier versement de 8,8 millions de dollars en crédits carbone après avoir réduit de 1,76 million de tonnes ses émissions de carbone en 2020. Ce qui fait de la Grande île le troisième pays d’Afrique à être payé par cette institution de Bretton Woods pour la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+).
« Nous félicitons Madagascar d’avoir franchi avec succès toutes les étapes nécessaires pour recevoir le premier paiement de l’Accord de paiement de réductions d’émissions (Erpa), et nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration en matière d’action climatique », déclare Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale à Madagascar.
Le cadre de l’Erpa que Madagascar avait conclu avec les Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) de la Banque mondiale en 2021 prévoyait le déblocage de 50 millions de dollars en contrepartie de la réduction jusqu’à 10 millions de tonnes des émissions de carbone le long de la côte orientale malgache. C’est un objectif que la Grande île aura à relever jusqu’à la fin de l’année 2024.
Deux autres paiements de crédits carbone dans le cadre de l’Erpa sont ainsi encore attendus après ce premier versement de 8,8 millions de dollars, indique la Banque mondiale. Et ce, sous réserve de l’atteinte des objectifs fixés dans cet accord.
Madagascar compte actuellement 15 initiatives REDD+ et dispose d’un plan de partage des bénéfices, dont les acteurs locaux et les communautés sont prévus être les principaux bénéficiaires. « Cela permettra aux parties prenantes de continuer à promouvoir la gestion communautaire des ressources naturelles et la restauration des zones dégradées tout en stimulant des modèles agricoles respectueux de la conservation », expose la coordinatrice du Bureau national des changements climatiques et de la REDD+ (BNCCREDD+), Lovakanto Ravelomanana.
Comme indiqué par la Banque mondiale, la zone du programme de réduction des émissions carbone couvre 10% du territoire malgache, s’étendant sur près de 7 millions d’hectares le long de l’écorégion de la foret humide de l’est du pays.














