Après les denrées alimentaires, les matériaux de construction et de rénovation. Le ministère du Commerce et de la consommation a saisi mardi des peintures, du plâtre et du silicone périmés lors d’une opération de contrôle menée dans un grand magasin spécialisé dans la vente de matériaux et d’équipements de construction à Antananarivo. L’opération a été conduite par la Direction de la concurrence et de la régulation des marchés (DCRM).
Selon le ministère, ces produits périmés présentent des risques pour la santé et la sécurité de leurs utilisateurs. “Une fois leur date de péremption dépassée, les produits contenus dans les emballages peuvent se détériorer ou subir des transformations, ce qui peut provoquer des irritations ou des atteintes aux yeux et aux mains lors de leur utilisation. Par ailleurs, leur qualité n’est plus garantie, ce qui peut également compromettre leur efficacité et la sécurité des utilisateurs », explique une source autorisée auprès du ministère du Commerce et de la consommation.
D’après le communiqué du ministère, ce magasin avait déjà fait l’objet d’un contrôle le 15 mai 202. Des produits non conformes, qui ne devaient plus être commercialisés, avaient été découverts. Lors de cette nouvelle inspection, les agents ont constaté que certains de ces produits ne se trouvaient plus dans l’entrepôt, laissant présumer qu’ils avaient été remis en vente malgré l’interdiction.
À l’issue du contrôle, le ministère a engagé des procédures administratives pour les infractions constatées. « Les responsables de l’établissement ont été convoqués afin de présenter les documents commerciaux relatifs à ces produits, mais les pièces fournies se sont révélées incomplètes”, confie Rufin Zafimijary, directeur de la concurrence et de la régulation des marchés. Celui-ci rappelle que “la détention, le stockage et la commercialisation de produits périmés, qu’ils soient comestibles ou non comestibles, sont interdits par la loi et passibles de poursuites”.
Notre interlocuteur souligne également que “les infractions en matière économique ont également été relevées”. Il parle de “l’absence ou de l’insuffisance des documents commerciaux exigés par l’administration, tels que les factures d’achat, les factures de vente, les déclarations relatives aux stocks ou encore les états financiers”. “Le défaut répété de présentation de ces documents peut entraîner le basculement de la procédure vers le pénal”, poursuit-il, indiquant que “ces infractions sont passibles de de sanctions financières et de sanctions pénales”.















