Antananarivo, 20 Juillet, 10h15 – Potentiel ou fardeau ? Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) estime à 0,45 kilo par personne la quantité de déchets ménagers produite dans la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) en 2023. Ce qui fait que la Capitale en produit 1 450 tonnes par jour, pour constituer un gisement de 530 000 tonnes de déchets en 2023. Une situation exposée par le ministre Max Fontaine, lors d’un évènement organisé par le Bureau des Nations Unies pour le développement durable (UNOSD) à New York, il y a quelques jours.
Jusqu’à un doublement de cette quantité produite par la CUA est à prévoir en 2037, pour atteindre 2 700 tonnes par jour, selon la projection avancée par ce membre du gouvernement. Cette croissance sera surtout engendrée par la croissance démographique et l’urbanisation rapide d’Antananarivo prévue avoir 4,8 millions d’habitants d’ici 13 ans.
La CUA ne dispose cependant que d’un seul site d’enfouissement à ciel ouvert de 18 hectares situé au milieu d’une zone résidentielle, souligne le ministre Max Fontaine. Il avance alors que les zones urbaines de Madagascar font face à des défis en matière d’aménagement du territoire, d’infrastructures sanitaires précaires et de pollution.
La gestion des déchets figure donc parmi les actions privilégiées dans la lutte contre le changement climatique, soulève le ministre de l’Environnement. Mais celle-ci implique divers acteurs, qu’ils soient issus du secteur public, du secteur privé et de la société civile, a-t-il insisté. Max Fontaine regrette cependant le fait que « les efforts demeurent dispersés ». Le pays manque « de politique unique, cohérente et harmonieuse en matière de gestion des déchets », déplore-t-il, en ajoutant que « il n’existe pas de base de données nationales sur les flux de déchets ».
Le MEDD rassure sur son engagement de mettre la gestion des déchets comme étant une de ses priorités. Ce département indique entreprendre diverses initiatives dans ce sens sens, dont l’opérationnalisation des centres de tri et de valorisation des déchets en partenariat avec le secteur privé. Le MEDD collabore également avec des groupes travaillant dans la valorisation de déchets, la promotion des énergies alternatives ou encore la création de chaînes de valeur des déchets et leur standardisation. Le développement de divers projets financés par le Fonds pour l’environnement mondial, incluant entre autres la promotion de l’économie circulaire au sein des industries textiles, est aussi avancé.
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