Antananarivo, 11 Juin, 18h00 – Les exportateurs malgaches vers les États-Unis sont engagés dans une véritable course contre la montre. Une partie d’entre eux, notamment dans le secteur textile, ont dû opter pour le transport aérien afin de livrer leurs produits à temps sur le marché américain. Cette situation a été exposée ce mercredi par Béatrice Chan Ching Yiu, présidente du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP).
Certains opérateurs prennent cette décision pour livrer leurs commandes avant le 8 juillet, date marquant la fin de la suspension temporaire de 90 jours du nouveau régime douanier américain, lequel prévoit une taxe de 47 % sur certains produits malgaches. “Le véritable défi, c’est le temps. Les marchandises envoyées par voie maritime risquent d’arriver après cette échéance. Les entreprises font donc tout leur possible pour exporter un maximum de produits, d’où le recours au transport aérien”, explique la présidente du GEFP.
Cette mesure dépend toutefois des clients. Ceux qui souhaitent profiter du régime actuel pour expédier le plus possible acceptent de supporter le surcoût du fret aérien. D’autres choisissent encore la voie maritime, tout en sachant qu’ils s’exposent à une éventuelle taxation après le 8 juillet.
Pour l’heure, les opérateurs restent dans l’incertitude. “Nous espérons que les autorités américaines et malgaches entreront rapidement en discussion pour parvenir à un accord. Cela permettrait à nos clients de se positionner et de continuer à faire confiance à Madagascar pour leurs commandes, car ils restent encore en observation”, souligne Béatrice Chan Ching Yiu.
L’État malgache a validé la semaine dernière les mesures stratégiques à présenter lors des négociations bilatérales avec le Bureau du représentant américain au commerce (USTR).
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