Antananarivo, 1er Mai, 16h55 – La hausse du salaire minimum est au cœur des revendications des syndicats pour la journée internationale du travail. Comme chaque 1er mai, les syndicalistes organisent des défilés, des rassemblements et des manifestations pour faire le point sur la situation des travailleurs. Ils étaient une dizaine de syndicats à venir à Tsaramasay, ce jeudi, avec chacun ses troupes et sa bannière.
Dialogue social, sécurité et santé au travail, ou encore liberté syndicale, les revendications sont très variées. La revendication prioritaire reste toutefois l’ajustement du salaire minimum en fonction du coût de la vie. »Nous réclamons une hausse de 30% du salaire minimum, soit environ 300 000ariary. On ne pourra pas faire grand chose avec ce salaire mais cela devrait être un début. », lance Herizo Andrianavalona Ramanambola, Président de la Solidarité syndicale de Madagascar (SSM).
Pour ce leader syndical, les travailleurs malgaches »ne sont pas encore heureux ». »Nous aimerions beaucoup revendiquer un salaire minimum de 100 euros, environ 500.000ariary, soit une hausse de 100% par rapport au salaire minimum actuel. Mais, il y a des étapes à suivre », ajoute Herizo Andrianavalona Ramanambola, qui estime que »même les cadres qui perçoivent 100 euros, soit 500 000 ariary, par mois n’en sont pas heureux ».
Toujours autour du salaire minimum, Randrana Sendikaly revendique un salaire minimum de 10 dollars, soit environ 45 000 ariary, par jour pour chaque travailleur malgache de façon à assurer la productivité. »Les travailleurs malgaches seraient beaucoup plus productifs avec ce salaire », estime Barson Rakotomanga, secrétaire général du Randrana Sendikaly, qui attend »une déclaration du président de la République sur ce sujet ce jeudi. »














