Antananarivo, 10 Janvier, 10h45 – Le Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) éclaircit sa position. Les fonds alloués par l’Unicef à la BNGRC entre 2014 et 2018 ont été utilisés comme il se devait, explique Elack Andriankaja, directeur général du bureau face à la presse lundi. “Le BNGRC n’a pas détourné ces fonds”, indique-t-il.
Selon le DG, le problème avec les auditeurs de l’Unicef concerne surtout des problèmes de paperasse. D’après ses explications ce sont “les documents justifiant les dépenses qui n’ont pas pu être fournies ». Même s’il n’était pas encore en poste au moment des faits, le DG insiste que “selon les enquêtes que j’ai effectuées avec mon équipe et les preuves que j’ai récoltées, même si ce n’est pas de mon ressort de donner le verdict, le BNGRC n’a pas détourné ces fonds”.
Durant le conseil des ministres du 04 janvier, le président de la République a ordonné des missions urgentes de l’inspection générale de l’Etat auprès de différents services de l’Etat concernés par « des détournements » de fonds qui ont été alloués par l’Unicef entre 2014 et 2019. Ces fonds, d’un montant de plus de 3 milliards d’ariary, ont été utilisés pour des dépenses inéligibles et l’Unicef en réclame le remboursement , avait souligné le compte-rendu du conseil. Plusieurs ministères et entités tels que le Ministère de la santé, le BNGRC, le ministère de l’Eau, le ministère en charge de l’Education ou encore le ministère de la Communication sont concernés par cette affaire avait expliqué Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, porte parole du gouvernement durant l’émission » Tsy ho tompontrano mihono » vendredi.
Dans un communiqué publié vendredi, l’Unicef évoque une procédure normale dans sa démarche consistant à retourner ces fonds qui n’ont pas été absorbés à l’Unicef afin qu’ils soient réalloués. Selon l’institution « un certain nombre de ministères “ont des fonds en suspens qui n’ont pas été utilisés dans le délai imparti”. Des fonds octroyés dans le cadre d’un Plan de Travail bien défini et régis par un cadre opérationnel commun.
Photo : BNGRC














