Antananarivo, 16 Août, 10h09 – Une source potentielle de financement. La possibilité d’une collaboration entre la Korea Eximbank et Madagascar a été discutée en marge de la rencontre entre l’ambassadeur de la République de Corée Yong-Ho Son et la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison. Il s’agit d’une coopération « fort intéressante pour la Grande île », au vu des différents projets de développement actuellement mis en œuvre dans le cadre du Plan émergence Madagascar (PEM), indique le ministère en charge des Finances qui a rapporté cette rencontre. L’Eximbank proposerait un taux d’intérêt à 0.005%, d’après ce département.
La Korea Eximbank se présente sur son compte Linkedin comme « agence officielle de crédit à l’exportation qui propose des programmes complets de crédit et de garantie à l’exportation afin d’aider les entreprises coréennes à mener à bien leurs activités à l’étranger ». Cette banque se veut être un facilitateur de la coopération économique de la Corée avec les pays étrangers.
Les principaux services de la Korea Eximbank comprennent des prêts à l’exportation, des financements commerciaux et des programmes de garantie structurés. Elle fournit également des crédits d’investissement à l’étranger, des crédits pour le développement des ressources naturelles, des crédits à l’importation et des services d’information sur les opportunités commerciales à l’étranger.
Dans le document budgétaire annexé à la loi de Finances 2023, le MEF avait estimé à 25 538,6 milliards d’ariary le montant des besoins de financement brut (BFB) pour les trois prochaines années. Le ministère en charge des finances avance dans ce document que ce besoin s’élèvera à 6 941,1 milliards d’ariary pour cette année, pour augmenter à 8 617,4 milliards d’ariary en 2024 et à 9 980,1 milliards d’ariary pour 2025.
Pour les 6 941,1 milliards d’ariary nécessaires à l’année 2023, le besoin de financement extérieur s’élèvera à 4 815 milliards d’ariary. Dans ce document budgétaire, le MEF avance comme sources potentielles de financement extérieures la mobilisation des prêts concessionnels et semi-concessionnels des partenaires de développement du pays. Ce département souligne alors que « les bailleurs de fonds traditionnels restent les partenaires privilégiés de Madagascar ». Le MEF soutient dans ce document budgétaire que l’augmentation du recours aux financements non concessionnels ou prêts commerciaux auprès des banques commerciales « s’avèrera inévitable ».
Photo : MEF














