Antananarivo, 30 Juin, 9h56 – Maintenir le même niveau de contribution. L’Etat indique avoir adopté en Conseil des ministres de mercredi le décret permettant à Madagascar de maintenir à 244 millions de DTS les ressources financières qu’il s’engage à fournir au Fonds monétaire international (FMI). L’objectif est de de garder le droit de vote que cette institution financière lui attribue. C’est ce nombre de voix qui détermine d’ailleurs le montant de l’aide qu’il peut obtenir de cette institution de Bretton Woods, rappelle le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.
Le quote-part est libellé en Droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du FMI. Une fraction de cette souscription doit être réglée en DTS ou dans une monnaie largement acceptée, telle que le dollar, l’euro, le yen ou la livre sterling, le solde étant réglé en monnaie nationale du pays concerné, précise cette institution financière. Compte tenu de la perte de valeur de l’ariary face au DTS, l’Etat malgache avait indiqué qu’un ajustement sur ce que devrait verser la Grande île est nécessaire pour maintenir son quote-part à 244 millions de DTS et préserver ses 3909 voix, soit un droit de vote 0,08%.
Comme l’explique le FMI, la quote-part détermine en grande partie l’influence qu’exerce le pays membre dans ses décisions. La plus forte quote-part au FMI au 12 septembre 2016 est celle des États-Unis, avec 82,99 milliards de DTS, soit environ 116 milliards de dollars. La moins élevée étant celle de Tuvalu, avec 2,5 millions de DTS équivalant à 3,5 millions de dollars.














