Antananarivo, 8 Novembre, 06h05 – La décision semble prise. Le gouvernement ne procèdera pas à la réforme de l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa), du moins pas pour l’instant. Dans un communiqué publié jeudi, le bureau du Premier ministre indique que “il n’y a pas du tout de hausse sur le taux de l’Irsa l’année prochaine”. Le communiqué rapporte même que “le Premier ministre et le gouvernement qu’il dirige ont rejeté l’application de cette recommandation”. Pour le chef du gouvernement, donc, “dire qu’il y aura une hausse du taux de l’Irsa en 2025 est un mensonge”. “Cette réforme ne figure pas dans le projet de loi de finances de 2025”, poursuit-il encore.
La question sur l’augmentation à 25% du taux de l’Irsa avait fait suite à la publication par le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport-pays en juillet 2024 que “les autorités sont déterminées à réformer l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés (IRSA), notamment en relevant de 20 à 25 % le taux d’imposition de la tranche supérieure de revenus et peut-être les taux des tranches intermédiaires”. Dans la Loi de finances rectificative de 2024, le gouvernement avait également mentionné que “par souci d’équité fiscale, des mesures tendant à aménager le barème de l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés sont également envisagées pour l’année prochaine”.
Suite aux polémiques soulevées par le sujet, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait déjà indiqué qu’il ne s’agissait “pas d’une décision”. Elle avait précisé que la question avait fait partie des recommandations mises sur la table durant les négociations avec le FMI lors des échanges dans le cadre des demandes d’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et de la durabilité (FRD).
L’idée de la réforme de l’Irsa fait cependant encore partie des “mesures de politique fiscale” que le FMI estime “nécessaires pour stimuler les recettes intérieures sur la période 2024-2027”. Dans son communiqué de fin de mission en octobre 2024 au titre dans le cadre de la consultation au titre de l’article IV et des premières revues des accords appuyés par la FEC et la FRD, Frédéric Lambert, chef de la mission du FMI avait encore mentionné “la révision de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour le rendre plus progressif”.














