Un départ sur les chapeaux de roues, un match-référence. Les Barea, l’équipe nationale malgache de football, se fraient leur chemin pour une deuxième qualification à une phase finale à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Cameroun en 2021.
« Nous sommes bien lancés dans cette compétition », s’enthousiasme Titi Rasoanaivo, entraîneur du Fosa Juniors FC, pour qualifier la performance des Barea. Ces derniers caracolent en tête du groupe K, devant l’ogre ivoirien et les surprenants éthiopiens après deux journées dans cette phase éliminatoire de la CAN. Ils disposent de six points, à trois longueurs des Éléphants de Nicolas Pépé et des Walya d’Abraham Mebratu, avec une différence de buts largement favorable après leur probant succès 6-2 face aux nigériens mardi.
Pour être sûrs de se qualifier, les Barea devront encore batailler ferme pour chercher leur billet pour le Cameroun. « Nous avons besoin de 12 points », estime Sylvain Ranjalahy, journaliste sportif et directeur de rédaction d’un groupe de presse. « À dix points, il se peut qu’on soit encore en ballottage », poursuit-il. Comme lors de la précédente édition, les deux premiers de chaque poule iront disputer la phase finale de cette compétition africaine.
Pour la suite de cette phase éliminatoire, Madagascar disputera encore quatre match, dont deux à domicile et deux autres à l’extérieur. « Nous devons battre le Niger chez nous et l’Éthiopie chez eux. Dans cette cas de figure, nous pouvons assurer la qualification, même en cas de résultats mitigés face à la Côté d’Ivoire », pense Sylvain Ranjalahy.
Gifle
Pour Titi Rasoanaivo, entraîneur du Fosa Juniors FC, les Barea ont déjà fait la moitié du chemin. Mais cet éducateur table sur des résultats positifs face à la Côte d’Ivoire, surtout pour le match à Mahamasina, mais également contre le Niger, bon dernier du groupe. « La Côte d’Ivoire est en reconstruction », analyse-t-il alors que les Mena du Niger viennent de se faire gifler par l’équipe nationale malgache chez eux.
Dans cette euphorie, Sylvain Ranjalahy se veut lucide et tente de tempérer toute ardeur démesurée. « Les Barea ont affiché deux visages différentes lors de ces deux premiers matchs », calme-t-il, faisant référence à la victoire étriquée au stade de Mahamasina face aux séduisants Walya, puis à la balade de santé à Niamey. Le journaliste sportif préfère ainsi voir de la régularité chez les Barea pour être fixé.
Sylvain Ranjalahy tire cependant la sonnette d’alarme sur l’avenir des Barea et la nécessité de préparer la relève. « Le vieillissement des joueurs menace cette équipe », met-il en garde. L’équipe nationale malgache avait été en peloton de tête des Nations ayant une moyenne d’âge avancée lors de la CAN 2019 en Égypte.
Le journaliste sportif suggère ainsi l’incorporation des jeunes au sein des Barea. « Nous avons le temps de faire de bonnes préparations et de profiter des journées FIFA pour les matchs amicaux », propose-t-il. Lors du match au Niger, l’entraîneur Nicolas Dupuis avait déjà lancé dans le bain, le milieu défensif Ando Rakotondrazaka, et l’attaquant Arnaud Randrianantenaina en deuxième mi-temps.
Photographie : archive entraînement Barea Mahamasina














