Une réforme pour renforcer l’employabilité des jeunes et développer l’auto-emploi. Le Conseil des ministres de mardi vient d’approuver l’intégration de l’éducation à l’entrepreneuriat dans la formation professionnelle initiale et dans la formation professionnelle qualifiante. Selon le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, le thème sera intégré comme module transversal auprès des apprenants et apprentis inscrits dans les FPI et FPQ. Il s’agira de donner à ces jeunes des compétences de base, notamment en montage de projet, en gestion simplifiée ou encore en intégration et création de coopératives.
Les programmes pourraient également évoluer vers des dispositifs d’incubation pour accompagner les jeunes porteurs de projets. À long terme, l’objectif est de former une génération capable non seulement de répondre aux besoins des entreprises, mais aussi de créer des emplois et de contribuer au développement économique du pays. Avec “une culture et un esprit entrepreneurial, les apprenants ne vont plus dépendre uniquement du salariat. Ils pourront envisager de créer leurs propres activités”, confie une source au sein du ministère.
La FPI ou formation aux filières est dispensée dans les lycées techniques et professionnels, avec des compétences techniques plus approfondies. Elle conduit au baccalauréat et prépare surtout des cadres moyens appelés à intégrer rapidement le marché du travail. La FPQ ou formation aux métiers est, quant à elle, proposée au sein des centres de formation professionnelle. Cette formation de courte durée, de trois à six mois, est plus orientée vers l’apprentissage direct d’un métier précis, à l’exemple de l’informatique, la cuisine, la couture. Elle forme principalement des ouvriers qualifiés, immédiatement opérationnels dans les entreprises.














