Antananarivo, 9 Septembre, 6h45 – L’Assemblée nationale française a refusé lundi soir la confiance au Premier ministre François Bayrou, provoquant la chute de son gouvernement. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, recevra mardi le Premier ministre afin d’accepter sa démission, indique l’Élysée.
Au total, 364 députés ont voté contre la confiance, contre 194 pour. Ce revers met fin à moins de neuf mois de gouvernance pour François Bayrou, nommé en décembre après le départ de Michel Barnier. Il devient le premier chef de gouvernement de la Ve République à échouer sur un vote de confiance qu’il n’était pas tenu de solliciter.
La crise politique s’aggrave pour Emmanuel Macron, confronté à l’absence de majorité claire à l’Assemblée nationale depuis la dissolution de juin 2024, qui avait fait émerger trois blocs : gauche, centre droit et extrême droite. Le président doit désormais désigner son troisième Premier ministre en moins d’un an, dans un climat d’instabilité chronique.
La chute de François Bayrou est liée à son projet de budget 2026, prévoyant 44 milliards d’euros d’économies. Face à l’endettement public, le Premier ministre avait alerté les députés sur une “épreuve de vérité” et estimé que le “pronostic vital” de la France était engagé. Ses propos n’ont pas infléchi des oppositions déterminées, de l’extrême droite à l’extrême gauche, à voter contre.
Emmanuel Macron écarte pour l’heure une nouvelle dissolution, réclamée par Marine Le Pen. La dirigeante du Rassemblement national juge toutefois que de nouvelles législatives sont “une obligation”, son parti étant donné en tête dans les sondages.
À gauche, le Parti socialiste revendique la formation d’un gouvernement. “Nous sommes prêts, qu’il vienne nous chercher”, déclare Boris Vallaud, président du groupe socialiste. Mais les socialistes excluent toute alliance avec les macronistes.
Photo : Capture d’écran vidéo Assemblée nationale














