Antananarivo, 19 Novembre, 7h35 – Des efforts de transparence. Le ministère de l’Economie et des finances publie le récapitulatif des recettes et des dépenses liées à la gestion de la Covid-19. « Ce 18 Novembre 2020, le ministère de l’Economie et des finances met en place la présente plateforme numérique, intégrant à la fois recettes et dépenses », indique-t-il sur son site Web. Jusque-là, le département dirigé par Richard Randriamandrato a publié « la partie recettes et leurs affectations prévues », selon ses termes, « les financements négociés et à négocier en réponse à la pandémie du coronavirus », selon le titre des trois booklets publiés en Juin, Juillet et Novembre.
Après avoir attendu que chaque organisme public impliqué dans la lutte contre la Covid-19 publie lui-même l’état de ses dépenses, ainsi que l’a encore rappelé le ministre de l’Economie et des finances Richard Randriamandrato, en début Novembre, le ministère décide de prendre les choses en mains et effectue un récapitulatif des dépenses portées à sa connaissance à travers les différentes plateformes de gestion des finances publiques.
« Les informations publiées au niveau de cette plateforme couvrent les états d’exécutions des dépenses Covid-19 effectuées par l’ensemble des organismes publics durant la période de mars 2020 à Octobre 2020 », indique le communiqué du ministère. Les données exploitées ont ainsi été tirées « du logiciel SIGMP de l’ARMP, du logiciel d’engagement SIIGFP, du logiciel de paiement SALOHY du Trésor, du journal caisse du Centre de Commandement Opérationnel COVID-19, et de l’application AMP du Secrétariat Technique Permanent pour la Coordination de l’Aide auprès de la Primature », poursuit-il. Il précise par ailleurs, qu’il s’agit néanmoins d’un rapport provisoire dans la mesure où certaines rubriques n’ont pas été indiquées comme ayant été affectées à la lutte contre la Covid-19, souligne le ministère.
La transparence sur les recettes et les dépenses liées à la gestion de la Covid-19 fait partie des engagements pris par le gouvernement auprès des partenaires techniques et financiers auprès desquels les appuis financiers étaient sollicités. La Banque mondiale indique, par exemple, que les autorités se sont engagées à mettre en place un fonds de réponse Covid-19 pour gérer de manière transparente les dépenses d’urgence. Un décret en ce sens a été adopté en Juillet, mais les exigences de transparence ont mis du temps à être mises en œuvre, au grand dam des organisations de la société civile œuvrant pour la transparence.
Dans son communiqué relatif à la mise en place de la plateforme, le ministère de l’Economie et des finances souligne justement que « cette plateforme est mise en place conformément aux dispositifs de transparence recommandés par le décret 2020-725 du 1er Juillet 2020 ». Mais le retard du décaissement des aides budgétaires promises par la Banque mondiale, la Banque africaine du développement et l’Agence française pour le développement et s’élevant à 134 millions de dollars, ne doit pas être étranger à cette décision du ministère de créer la plateforme. Début Novembre, le grand argentier indiquait encore que la publication des rapports des dépenses relevait non de son département mais de chaque organisme bénéficiaires des appuis et des aides des partenaires.














