Antananarivo, 16 Juillet, 9h30 – Les retombées économiques du raphia à augmenter. Alors que Madagascar produit chaque année près de 80 000 tonnes de raphia, 70 % de cette matière première est encore exportée à l’état brut. Cette réalité limite fortement les retombées économiques pour le pays, évaluées à environ 4 millions de dollars par an selon les données officielles de 2021. La Conférence des nations unies pour le commerce et le développement estime pourtant que la transformation locale du raphia en produits finis comme des sacs, des textiles ou des objets artisanaux permettrait de multiplier cette valeur par trois à cinq.
C’est dans ce contexte qu’une Assise nationale pour la valorisation durable de la chaîne de valeur du raphia s’est tenue lundi à Antananarivo. Organisé par les ministères de l’Environnement et du développement durable , du Tourisme et de l’artisanat , et de l’Industrialisation et du commerce, cet événement a réuni les principaux acteurs de la filière, des producteurs aux représentants du secteur privé, en passant par les artisans, les exportateurs, les partenaires techniques et les investisseurs.
Il était question, pendant la rencontre, de discuter des actions à mettre en œuvre pour structurer durablement la filière, encourager la transformation locale, renforcer l’artisanat, et positionner le raphia malgache sur des marchés compétitifs tant au niveau national qu’international. Mais au-delà, la stratégie entend également créer des emplois durables, améliorer les conditions de vie des communautés locales et faire du raphia un pilier de l’économie verte à Madagascar.
Rappelant le potentiel du secteur du raphia, le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa soulève qu’il est “temps que les opérateurs malgaches bénéficient pleinement des ressources que nous possédons, en valorisant et transformant le raphia localement avant son exportation”.
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