Antananarivo, 8 Mars, 13h45 – Une autre formation à composer. Un comité pour le redressement de la Jirama devra prochainement être mis en place. Il s’agit d’une des dispositions rapportées du Conseil des ministres délocalisé à Mahajanga, jeudi.
Comme expliqué dans le compte-rendu de cette réunion de l’Exécutif, c’est le Conseil d’administration de la Jirama qui se chargera de la désignation des membres qui composeront ce Comité. Ils devront toutefois être, soit des financiers expérimentés, soit des experts dans le domaine de l’énergie, précise ce rapport.
Mais ce Conseil d’administration de la Jirama devra lui-même être composé de professionnels expérimentés, qui est en mesure de soutenir la direction générale de la compagnie nationale, celle-ci étant l’organe d’exécution des décisions du CA. Il avait par ailleurs été souligné durant ce Conseil des ministres la nécessité pour la Jirama d’avoir de directeurs adjoints qui se chargeront entre autres de la gestion de la finance de cette société d’Etat, des énergies renouvelables et des grands projets d’adduction d’eau potable
Le Conseil des ministres rappelle que les nouvelles dispositions prises concernant le Conseil d’administration de la Jirama figurent parmi les réformes à entreprendre dans le secteur de l’énergie, pour le second appui des politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale. Des journées bloquées sont prévues pour la révision du statut de la Jirama. Elles impliqueront les représentants de la Présidence de la République, du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), du ministère de l’Economie et des finances (MEF), du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH), de la Jirama et de la Banque mondiale.
Plusieurs réformes visant à renforcer la gouvernance du secteur de l’énergie avaient initialement été définies pour ce deuxième DPO avec la Banque mondiale. Le gouvernement devrait, par l’intermédiaire de son Conseil des ministres, adopter des décrets relatifs à la gouvernance de la Jirama, que ce soit pour sa forme juridique, la composition de son conseil d’administration, sa gestion, ses recrutements ou ses performances.
Le gouvernement est également attendu sur les modalités de mise en œuvre du plan de développement à moindre coût (PDMC) pour la sélection et la priorisation des projets de production et de transmission, et le conditionnement de toutes les concessions ainsi que tous les contrats d’achat d’électricité. De même pour les dispositions relatives au développement de l’autoproduction d’électricité. Et par l’intermédiaire de son régulateur, l’Office pour la régulation de l’électrification (ORE), il est attendu la publication des règles pour un marché concurrentiel.














