GRÈVE – Le leader du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ) rentre chez lui mais les enquêtes se poursuivent
Antananarivo, 14 Novembre, 17h50 – Arrêté mercredi dernier vers 19h, le président du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ), Anmora Ratovomanarivo, a pu rentrer chez lui ce vendredi matin. Une libération qui ne signifie pas pour autant que les poursuites ont été abandonnées. “Il devrait comparaître au tribunal ce lundi pour les suites des enquêtes”, confie une source auprès du parquet du tribunal d’Antananarivo. En attendant, le leader syndical a présenté ses excuses à la population, “à la demande de la Justice”, selon une source proche du dossier.
Avant de rentrer, Anmora Ratovomanarivo a fait un crochet à Mahamasina. Entouré de ses pairs, le syndicaliste s’est excusé publiquement devant la presse pour les désagréments causés, en particulier les coupures d’électricité qui ont impacté les citoyens. Il indique, dans la foulée, que la nature de la lutte et des revendications du syndicat va désormais « changer de visage ». Farouchement opposé au dialogue jusqu’ici, il se dit désormais prêt à se « remettre autour d’une table » pour dialoguer.
L’annonce du retour au dialogue par la figure la plus radicale du mouvement syndicaliste de la Jirama intervient après son arrestation suite à plusieurs actions jugées illégales comme les coupures d’électricité évoquées dans les motifs de son arrestation. Le syndicat avait même brandi la menace d’un black-out si ses réclamations, le licenciement du directeur général de la société d’Etat et l’annulation des nouveaux statuts, n’étaient pas satisfaites. A son intransigeance, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures et la direction générale de la Jirama ont répliqué par des plaintes, aboutissant à trois arrestations et un licenciement.














