L’Agence nationale d’appui au logement et à l’habitat (Analogh) défend son projet. Elle laisse entendre que les appartements du Lake Village Ivato sont des logements à bas prix. « L’Etat a fait d’immenses efforts pour que le prix des appartements baisse », souligne-t-elle dans une publication postée en fin de semaine dernière. Ces prix, rappelle-t-elle, sont « à partir de 767 219 ariary et sont payables sur 15 ans » dans le cadre d’une vente-location.
Selon l’Analogh, « le loyer ne couvre que les coûts de la construction ». A l’entendre, « l’Etat a pris en charge les coûts des terrains, de la connexion aux réseaux publics d’eau et d’électricité, la viabilisation de l’extérieur comme la construction des chemins d’accès, les clôtures et les parkings ». Autant de dépenses dont ne devraient donc plus s’embarrasser les futurs acquéreurs.
L’Analogh soutient, par ailleurs, que les appartements mis en vente-location sont « complètement conformes aux normes internationales des constructions d’immeubles à étages ». Elle met également en avant « la bonne qualité des matériaux de construction utilisés ». Elle parle alors d’une « offre qui n’a rien à envier à celles proposées par le secteur privé ».
En mars 2022, le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat avait déjà indiqué que ces appartements « mora » sont subventionnés par l’Etat et que leur prix serait deux à trois fois inférieur à celui des appartements proposés par le secteur privé. Il avait indiqué à l’époque que « le cours d’un appartement identique vendu par le secteur privé est de 300 millions d’ariary ». Payés cash, les appartements proposés par Analogh sont vendus à partir de 138 millions d’ariary.














