Le Professeur Raphaël Rakotozaindrindrainy, maire d’Andina dans le district d’Ambositra, tire la sonnette d’alarme. La maladie de la bilharziose se propage dans ce district, particulièrement dans les zones rurales. Selon ses estimations, 80% de la population locale sont touchées par cette maladie. Elle concerne toutes les couches de la population locale. Même un bébé de neuf mois est contaminé, témoigne ce professeur en médecine, spécialiste en parasitologie et en bactériologie.
⭕D’après ses explications, les gens contractent cette maladie parasitaire en effectuant ses activités quotidiennes. “Quand les gens prennent leur douche, font la lessive, ou travaillent leur rizière, ils attrapent facilement dans les eaux douces le schistosome, le vers parasitaire à l’origine de cette maladie”, a indiqué cet enseignant chercheur à l’Université.
⭕De nombreuses personnes meurent de cette maladie parasitaire. Pourtant, c’est une maladie curable lorsqu’elle est détectée à temps. “Dès que le ventre grossit, c’est trop tard. L’individu signe déjà sa mort”, regrette ce professeur. “En plus, les gens n’ont pas les moyens de se faire opérer dans un hôpital. Il faut des millions d’ariary pour l’opération”, tient à souligner le maire d’Andina.
⭕A partir de ce 20 février, dans le cadre de la 67ème expédition de l’association des Médecins de l’océan indien, les malades de bilharziose peuvent bénéficier des soins gratuits et des opérations gratuites.














