“Les stations services sont destinées à la vente au détail”. Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures explique la note publiée vendredi par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) limitant à 100 litres la quantité de carburant pouvant être vendu dans des contenants mobiles. Dans un communiqué transmis à la presse, il évoque des raisons de sécurité à l’interdiction d’achat en station de carburant de plus de 100 litres dans des contenants mobiles.
Pour le ministère, il s’agit avant tout d’une mesure destinée à assurer la sécurité dans les points de vente de carburant. “Les pompes des stations-service sont conçues pour remplir les réservoirs des véhicules, situés à hauteur de la taille du pompiste”, indique le ministère dans son communiqué. A l’entendre, le remplissage de grandes citernes ou de conteneurs en plastique par le haut peut provoquer des décharges d’électricité statique et accroître les risques d’incendie.
“Les pompes ne sont pas non plus conçues pour effectuer des transferts continus de très grandes quantités de carburant, bien supérieures au remplissage des réservoirs de véhicules”, poursuit-il. Selon le ministère, les transferts continus de très gros volumes peuvent accélérer “une usure prématurée des équipements, voire des pannes interrompant le service”.
Mais au-delà de la sécurité des opérations, le ministère met aussi en avant la nécessaire sécurisation des approvisionnements. “Certains clients monopolisent les pompes pendant de longues périodes, obligeant les autres usagers à attendre”, explique le ministère. Mais il insiste surtout sur les risques de revente à un tarif plus élevé dans les zones où il n’existe qu’une seule station service, ainsi que les risques sur l’économie même du pays.
“Les prix pratiqués dans les stations-service sont destinés aux consommateurs de détail”, rappelle le ministère qui souligne que “les gros consommateurs doivent s’approvisionner directement auprès des distributeurs de carburant dans le cadre de contrats de fourniture (B2B)”. Tout achat de carburant en gros auprès des stations-services “entraîne une charge financière supplémentaire pour l’État et détourne le mécanisme mis en place pour protéger les consommateurs ordinaires”, conclut le ministère.
Pour les autorités, la note ne signifie nullement qu’il y a une pénurie de carburant ou une baisse des stocks. “Même si vous venez avec mille voitures à remplir, cela ne pose aucun problème”, indique le ministère. Il martèle que la seule restriction concerne le carburant acheté en jerricans, fûts ou tout autre contenant mobile et non le carburant distribué directement dans les réservoirs des véhicules.















