Antananarivo, 12 Janvier, 7h10 – Des enquêtes en cours et des sanctions en vue. Le Conseil des ministres de mercredi annonce que « les forces de l’ordre mènent actuellement des investigations pour connaître les sources des rumeurs sur l’existence de ventes d’enfants » à Ikongo. « Des mesures strictes seront prises à l’encontre de ceux qui sont à l’origine de ces fausses nouvelles qui créent des troubles à l’ordre public », poursuit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.
Pour le Conseil des ministres, « il n’est pas du tout vrai que des ventes d’enfants ont lieu dans certaines communes du district d’Ikongo compte tenu des difficultés que vivent les habitants ». Des vérifications ainsi que des recoupements sur cette affaire ont été menées, souligne le communiqué publié mercredi soir. « Des explications qui infirment ces rumeurs ont d’ailleurs été faites par le chef de l’Organe mixte de conception de la région de Fitovinany, ainsi que par les maires des communes citées et par les acteurs locaux de lutte contre l’insécurité alimentaire », poursuit encore le texte du Gouvernement.
Le Conseil des ministres évoque également les résultats d’une investigation qui a été menée par la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) qui « indique clairement qu’il n’y a pas de cas de ventes d’enfants ». Dans un communiqué publié mercredi, l’organe national de défense des droits de l’homme évoque plutôt les cas de « certains parents [qui] sont obligés de placer leurs enfants auprès des familles ayant les capacités de s’occuper de ces enfants durant la période de famine ». La commission soulève également l’existence de cas d’abandons d’enfants en 2022.
Selon le communiqué de la CNIDH, ils sont 15 enfants à avoir dû être placés par leurs parents « suite aux difficultés économiques et à l’insécurité alimentaire qui sévissent à Ikongo après le passage de la tempête Batsirai et les dégâts qu’elle a laissés ». « Ces enfants commencent aujourd’hui à revenir auprès de leur famille nucléaire avec l’arrivée de la période des récoltes », poursuit encore le communiqué.
Les enfants abandonnés, eux, sont au nombre de trois, précise encore la CNIDH. Selon les informations que cette organisation indique avoir obtenues, deux petits garçons de six et de quatre ans ont été abandonnés par leur mère qui aurait des problèmes de santé mentale. « Ils ont dû être accueillis et éduqués par les services de la Population sur place », rapporte-t-elle. Elle fait également état de l’abandon d’une fillette âgée de cinq ans pour cause de pauvreté. « Les autorités locales s’activent pour retrouver les parents afin de pouvoir leur rendre l’enfant », précise encore la CNIDH.
Photo : Ikongo














