Antananarivo, 7 Janvier, 18h50 – Un fond de carénage à lever. L’État indique être à la recherche de 30 millions de dollars pour remettre à flot la Société d’étude, de construction, de réparation navale (Secren). Un besoin que le président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina, avait présenté lors de la cérémonie de remise des chèques de subvention de la deuxième cohorte de Miary Digital, à Antsiranana, ce mercredi.
Le Chef d’Etat lance son appel à l’endroit des bailleurs de fonds actuels, à l’instar du projet Pôle intégrés de croissance (PIC), pour que ceux-ci se concertent afin de proposer un mécanisme de financement ou d’identifier des partenariats stratégiques. “Notre objectif est de sécuriser ces financements à moyen terme pour permettre une relance opérationnelle rapide du chantier naval”, lance le Colonel Michael Randrianirina. Et ce, en soutenant que “la redynamisation de la Secren, d’Air Madagascar ou de la Jirama est un levier essentiel de notre souveraineté économique et de la fierté nationale”, expose-t-il. L’État étant d’ailleurs actionnaire à 38,70% au capital de la Secren.
Le président de la Refondation s’est rendu sur site pour une inspection technique des installations de la Secren qui nécessite des réhabilitations. Le directeur général par intérim de cette société, Anthony Rakotoarisoa, évoque sur place un besoin de financement urgent de 27 milliards d’ariary.
Ce plan d’investissement se décline en quelques axes majeurs, dont la réhabilitation du matériel de mise à sec. Celle-ci nécessite une enveloppe de 7 milliards d’Ariary qui est strictement dédiée à la remise en état de deux bateaux-portes, équipements névralgiques pour le fonctionnement des formes de radoub. Une partie de ces investissements sera affectée à la modernisation du système d’assèchement. Il est jugé impératif de tripler la capacité de pompage pour l’évacuation des eaux du bassin, le système actuel étant jugé sous-dimensionné.














