Antananarivo, 3 Février, 10h00 – Un pipeline de projets en ébullition. L’administration minière indique compter au moins une dizaine de sociétés minières souhaitant développer des projets d’envergure à Madagascar. Il s’agit non seulement de compagnies étrangères mais également d’investisseurs nationaux qui entendent opérer dans le secteur, confie le secrétaire général du ministère des Mines, Georges Rasamimanana, durant l’annonce de la reprise officielle du traitement des demandes de permis miniers, lundi.
“Nous encourageons vivement les opérateurs professionnels à investir dans ces grands projets. Le secteur minier étant caractérisé par des investissements à haut risque, notre priorité est d’attirer des acteurs dotés d’une expertise technique éprouvée”, lance de responsable de l’administration minière.
Bien que l’attractivité minière de Madagascar suscite de nombreuses sollicitations de la part d’investisseurs potentiels, le ministère des Mines s’assure d’opérer un filtrage rigoureux et une évaluation stratégique des dossiers face à cet afflux de demandes pour des projets structurants. “Notre rôle est de garantir que chaque implantation industrielle se traduise par des bénéfices tangibles et durables pour l’économie nationale. Nous confirmons aujourd’hui que le pipeline de grands projets en phase d’installation est particulièrement porteur”, soutient le directeur de cabinet du ministère, Joaquim Paraina.
Par ailleurs, concernant les modalités d’attribution de permis miniers, le directeur général des mines, David Ratsimbazafy, fait part de la délimitation de Zones d’étude géologique. Il s’agit de périmètres pour lesquels l’État dispose déjà de données techniques précises sur le potentiel minéral et que les opérateurs peuvent exploiter par voie de mise en concurrence ou d’appel d’offres.
Ces appels d’offres ciblent prioritairement des projets d’envergures. Cette disposition permettrait à l’État de négocier une participation active au capital des sociétés exploitantes, afin de favoriser l’émergence de grandes mines, expose David Ratsimbazafy. Il fait notamment référence au potentiel offert par la zone de chrome d’Andriamena, qui fait partie de ces zones d’étude géologique que les opérateurs peuvent exploiter. “L’État ne cherche pas à monopoliser les ressources, mais à encadrer les partenariats entre opérateurs privés et investisseurs pour développer des projets structurants”, rassure-t-il.
L’administration douanière indique avoir déjà finalisé l’ensemble des instruments juridiques et techniques visant à professionnaliser le secteur pour maximiser les retombées locales. Une rigueur qui se manifeste notamment par l’étude de préfaisabilité qui est désormais impérative et alignée sur les standards internationaux. Il y a également le Plan de responsabilité sociétale et environnementale qui est une exigence obligatoire pour assurer la durabilité des sites après exploitation.