Antananarivo, 23 Juin, 11h03 – C’est l’Etat qui va assurer les premiers travaux pour la construction de l’autoroute Antananarivo-Toamasina. Une enveloppe de 301 milliards d’ariary y sera affectée, a indiqué la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison, lors de la présentation du projet de loi des finances rectificative (PLFR) 2022 à l’Assemblée nationale, mercredi. Des partenaires financiers de la Grande île , se chargeront du financement des travaux qui s’en suivront, expose-t-elle devant les parlementaires de la Chambre basse.
L’Etat justifie cet investissement par les avantages de la mise en place de cette autoroute. C’est sur cet axe que s’acheminent la plupart des produits d’importation et d’exportation de Madagascar, à travers le Port de Toamasina. Le volume du trafic sur la route nationale (RN) 2 se chiffre à plus d’un millier de véhicules par jour alors que la durée du trajet Antananarivo-Toamasina peut aller jusqu’à 10 heures. Cette durée de trajet sera réduite à deux heures une fois l’autoroute en place, soutient la ministre Rindra Rabarinirinarison.
Initialement, les autorités avaient prévu qu’il reviendra à l’entreprise chargée de la construction de cette infrastructure d’en assurer également le financement. Ce financement devait ensuite être amorti par le péage.
Une entreprise avait par ailleurs déjà été identifiée pour assurer les travaux. Une visite d’inspection avait été effectuée par l’équipe du ministère des Travaux publics auprès de l’entreprise égyptienne Samcrete au mois de mai. Celle-ci se présente comme adjudicataire potentiel des travaux de construction de cette autoroute. Ce déplacement visait à évaluer ses capacités techniques et ses capacités à exécuter les travaux dans les normes et les standards de qualité de la construction routière.
Un projet de construction d’autoroute avait déjà été concocté sous le régime Rajaonarimampianina avec le soutien de la Chine. L’accord pour ce projet figure parmi ceux signés entre l’ancien Chef de l’Etat malgache et les dirigeants chinois, en marge du Boao forum Asia (BFA) en 2017. Des experts chinois se sont rendus à Madagascar pour mener des études techniques. Mais le projet n’a pas eu de suite et un nouveau projet avec un nouveau tracé passant par Ambatondrazaka a été lancé.
Photo : Ministère de l’Economie et des finances















