Antananarivo, 21 Avril, 12h45 – Le problème de moyen financier avancé. Un responsable auprès de l’Agence routière confie que non seulement « Madagascar est une île très grande, dont beaucoup de surface à couvrir » mais qu’il est également « difficile d’entretenir le réseau routier puisque le pays est assez pauvre » et « qu’il n’y pas assez de taxes pour payer son entretien ». Des propos rapportés par Claire Shirley dans une publication de la Banque européenne d’investissement (BEI), il y a quelques jours.
Concernant particulièrement la redevance pour l’entretien routier (RER), la ministre de l’Economie et des Finances Rindra Rabarinirinarison, avait indiqué en mars la disponibilité d’un solde de 578 milliards d’ariary que le Fonds routier peut utiliser pour financer les travaux d’entretien routier. A ceci s’ajoutent encore 247 milliards d’ariary que les pétroliers n’ont pas versé à titre de l’exercice 2022, avait-elle également soulevé.
Par ailleurs, les conséquences du changement climatique ne font qu’intensifier ces problèmes de moyens et d’étendue à couvrir. Le réseau routier malgache est endommagé chaque année par des phénomènes météorologiques. Il est exposé dans cette publication de la BEI que les cyclones frappent Madagascar chaque année, détruisant de larges sections du réseau routier et rendant impraticable un système déjà inadéquat. Elle reprend l’estimation de la Banque mondiale, selon laquelle 17 millions de ruraux malgaches vivent à plus de 2 km d’une route praticable en toute saison.
Le coût de réparation des routes endommagées ou perdues chaque année nécessite un soutien particulier. Aussi, pour montrer son implication, la BEI rappelle qu’elle a versé 73,6 millions d’euros en décembre 2022 sous la forme d’un prêt de 50,4 millions d’euros et d’une subvention de 23,2 millions d’euros de l’Union européenne à l’Agence routière. Une enveloppe destinée à financer des travaux sur la route nationale RN6 reliant Ambanja et Antsiranana dans l’extrême Nord de l’île, et sur la RN13 entre Ambovombe et Taolagnaro dans l’extrême Sud de Madagascar.














