Antananarivo, 28 Octobre, 14h30 – Il faudrait environ 250 millions de dollars par an pour assurer l’entretien périodique et de routine des routes nationales. Ce budget estimatif est avancé par la Banque mondiale dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar qu’elle a récemment publié.
Mais l’inaction pourrait encore coûter davantage. Il est exposé dans le rapport que l’absence d’entretien courant et périodique augmenterait les coûts de remise en état. Et que l’absence de remise en état des routes selon des normes de conception résistantes au climat augmenterait de son côté les coûts d’entretien courant et périodique.
C’est le Fonds routier qui s’occupe de la gestion du financement relative à la construction, la réhabilitation et l’entretien périodique. Celle se rapportant à la maintenance du patrimoine routier, comprenant l’entretien courant et les travaux d’urgence est également à sa charge.
Le budget du Fonds routier est constitué en recettes par les dotations allouées par les maîtres d’ouvrage ou bailleurs de fonds, les prélèvements effectués sur les redevances perçues sur les carburants et lubrifiants pour les projets de maintenance. Il y a également les quotes-parts perçus sur les divers impôts, taxes, amendes et autres redevances ou encore les rémunérations des prestations de service de conseil technique et financier. Et c’est avec ceux-ci que sont notamment financées ses opérations liées aux investissements et celles liées à la maintenance.
Le renforcement du Fonds routier, afin d’augmenter les ressources pour l’entretien routier, est une des réformes politiques clés avancées par la Banque mondiale dans son rapport. Ceci passe par une stratégie de financement qui augmente et diversifie les revenus dédiés. Cette institution de Bretton Woods suggère également l’intégration des considérations de risque climatique dans le système de gestion du patrimoine routier afin d’améliorer la planification et la priorisation des dépenses.
La Banque mondiale soutient par ailleurs dans son rapport que Madagascar devrait à court terme se concentrer sur le rétablissement de l’entretien de routine et la mise en œuvre de l’entretien périodique des routes, suivi de la réhabilitation des routes qui ont dépassé le seuil d’entretien. Elle souligne dans la même foulée que la résilience climatique des routes peut être assurée par une combinaison de mesures tout au long du cycle de vie des actifs routiers. Pour la Banque mondiale, les investissements visant à accroître la redondance du réseau routier peuvent être justifiés sur la base des pertes annuelles évitées pour les usagers en raison des inondations et des glissements de terrain.
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