Un retour en arrière. Des « dahalo », voleurs de zébus, qui se rendus aux autorités il y a quelques années, pour revenir à la vie civile, reprennent les armes pour défier à nouveau les autorités en se livrant à des actes de banditisme dans le Sud de l’île.
«Une centaine de personnes ont attaqué [une compagnie de] 2/RM5 le 22 avril. Puis il y avait une centaine d’autres qui sont venues les soutenir, puis une autre centaine, face aux 18 éléments. Ils sont venus avec des fusils de chasse, des armes de guerre », a confié le général de division RAKOTONIRINA Léon Jean Richard, ministre de la Défense nationale, mardi à Ampahibe. L’armée a dû envoyer de renforts pour faire face à l’assaut.
« On a entendu qu’ils étaient près de 3000. Maintenant ils ont retrouvé leur âme de dahalo [fon-dahalo] », déplore l’officier général sous forme de boutade mais décrivant néanmoins une réalité cruelle. Il qualifie même l’acte de « guérilla » pour expliquer cette nouvelle situation, l’associant avec l’histoire des « dahalo niova fo », ou « dahalo » repentis.
Le ministre de la Défense nationale fait référence à l’initiative des autorités ayant conduit à un accord avec les bandits pour leur retour à la vie civile, ou à la reddition de ces derniers, c’est selon, dans la région d’Anosy en 2014. L’idée de la mise sur pied d’un programme de réinsertion sociale avait fait son chemin. Mais, à entendre le général RAKOTONIRINA Léon Jean Richard, pour une raison ou une autre, l’entente semble être rompue.
Outre le cas de l’attaque de la caserne, d’autres initiatives opérées par les « dahalo niova fo » ont été recensées par les forces de l’ordre. L’assaut ne se limite pas dans la région d’Anosy et d’Androy. L’officier général parle d’embuscades ou encore d’attaque de villages allant jusqu’à l’Isandra. Le ministre de la Défense nationale tente pourtant de rassurer l’opinion que les autorités ont déjà pris des mesures pour que la situation ne dégénère. « La situation est maîtrisée », lance-t-il.
photo : archive FB Primature 2014














