Antananarivo, 18 Mars, 6h35 – Mise en garde de Christian Ntsay. Le chef du gouvernement hausse le ton après le dernier cas d’enlèvement de trois individus à Morarano Chrome dans le district d’Amparafaravola. Il a réuni tous les responsables de l’organe mixte de conception national (OMC-NAT) à Ambatondrazaka ce vendredi 17 mars. Un lieu symbolique où l’insécurité rurale a fait parler d’elle ces derniers temps dans cette région.
“Nous ne pouvons pas tolérer l’inaction des autorités qui engendre de l’insécurité et l’inquiétude de la population”, a mis en garde le chef du gouvernement. “Les trois otages ont été enlevés à Morarano Chrome, et ils ont été libérés à Anjozorobe. On ne peut pas accepter que les ravisseurs n’aient pas été retrouvés et arrêtés alors que nous avons mobilisé des centaines de forces de l’ordre”, s’indigne Christian Ntsay. Pour lui, la situation est inacceptable. “Il est temps de prendre une décision et d’adopter une stratégie”, déclare-t-il.
Le Premier ministre regrette que ce soit le chef de l’Etat qui est pointé du doigt alors que ce sont les autorités locales et les exécutants qui ne font pas correctement leur travail. « C’est injuste que ce soit le président de la République qui reçoit les reproches alors que c’est nous qui ne faisons pas notre travail, c’est nous qui n’obtenons pas de résultats », martèle-t-il.
Le kidnapping en milieu rural a pris de l’ampleur ces derniers temps. Le Président Andry Rajoelina, lors du conseil des ministres du 22 février au lendemain du remaniement, avait ordonné aux responsables de mettre en place des stratégies pour mettre fin à cette forme d’insécurité rurale. Le triangle formé par les régions d’Alaotra Mangoro et de Betsiboka ainsi que des districts d’Ankazobe et Anjozorobe est frappé de plein fouet par le phénomène.














