Antananarivo, 19 Août, 8h20 – Une mission pour le secrétariat exécutif de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation ont appelé, à l’issue de leur 45ème Sommet tenu le 17 août, “à prendre toutes les mesures nécessaires de sorte que le Fonds de développement régional de la SADC (FDR) opère sans délai”.
Pour l’instant, ce mécanisme destiné à financer des solutions africaines afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs, tarde à se mettre en place concrètement malgré des avancées palpables. Dans son discours d’ouverture, Elias Magosi, secrétaire exécutif de la SADC, rappelle que sur les 16 Etats membres, seuls neuf ont signé l’accord portant création du Fonds. Et sur les neuf, seuls deux ont déposé leurs instruments de ratification. Il a ainsi invité les pays qui n’ont pas encore signé l’accord créant le Fonds à le faire, ainsi qu’à contribuer à sa capitalisation.
Elias Magosi souligne cependant que “avec l’appui de la Banque africaine de développement, des progrès significatifs ont déjà été accomplis vers la mise en œuvre opérationnelle” du Fonds. Lors de leur réunion en juin, les ministres des finances et de l’investissement de la Communauté ont aussi “salué les progrès importants réalisés dans la mise en œuvre de la Phase 1 du Fonds de développement régional de la SADC (FDR), notamment concernant les initiatives de mobilisation des ressources et de préparation au lancement des opérations”.
Conçu comme une entité financière spécialisée, le FDR devrait donner accès aux pays de la SADC un instrument indépendant, pouvant financer leurs infrastructures, le développement industriel, l’intégration économique et les risques de catastrophe. Ses objectifs sont “d’accroître la résilience économique régionale, d’appuyer le développement durable et de mobiliser les investissements à long terme en faveur des programmes de la Région de la SADC”.














