Antananarivo, 6 Janvier, 16h45 – Le rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale met en avant le déficit des services publics comme l’un des principaux freins à l’environnement des affaires à Madagascar. Les règles existent, mais leur application dépend d’administrations souvent lentes, fragmentées et peu outillées. Ce décalage affecte directement les entreprises, confrontées à des démarches complexes et imprévisibles. Dans un pays à forte croissance démographique, cette faiblesse institutionnelle limite la capacité du secteur privé à fonctionner efficacement et à créer des emplois formels durables à l’échelle nationale actuelle.
Selon le rapport, ce déficit se traduit par des procédures administratives longues dans la création d’entreprises, l’accès au foncier, la fiscalité et les opérations douanières. Une digitalisation incomplète et une faible coordination entre services publics sont aussi soulignées dans le B-Ready 2025. Les entreprises doivent multiplier les interlocuteurs et supporter des délais élevés. Cette situation génère des coûts supplémentaires et une incertitude permanente. Elle pèse davantage sur les petites et moyennes entreprises locales, qui disposent de ressources limitées pour s’adapter à ces contraintes institutionnelles persistantes dans l’économie formelle nationale actuelle observée aujourd’hui.
Selon Business Ready 2025, l’insuffisance des services publics freine aussi la croissance et la création d’emplois formels. L’accès limité aux services d’appui, à l’information économique et à la résolution des litiges réduit les capacités d’investissement. Les entreprises privilégient alors des stratégies à court terme. Cette dynamique contribue à la persistance de l’informalité. Elle limite le rôle du secteur privé dans l’absorption de la main-d’œuvre et dans l’amélioration de la productivité globale nationale actuelle observée à Madagascar, selon les constats du rapport international récent publié officiellement.
Le rapport indique que la réponse ne repose pas uniquement sur de nouvelles lois, mais sur le renforcement des capacités administratives. La modernisation des services publics, la simplification des procédures et le développement du numérique sont identifiés comme des leviers. À Madagascar, ces orientations visent à rendre les règles applicables. Elles doivent améliorer la relation entre l’administration et les entreprises, afin de soutenir l’activité économique et l’intégration progressive de la population active future nationale dans un contexte démographique en évolution continue selon les données disponibles.