Antananarivo, 3 novembre, 21h30 – Une initiative pour appeler au dialogue. Le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) et Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale rendent publique leur initiative pour exhorter les acteurs de la vie politique « à discuter ». « Une plateforme avec la présidente de l’Assemblée nationale et le FFKM lance un appel (…) pour s’écouter devant les profondes divergences autour de l’élection présidentielle », déclare la présidente de la Chambre basse, vendredi à Tsimbazaza.
« Le pays traverse une période difficile. Il faut cesser les provocations », réitère Christine Razanamahasoa, avec à ses côtés le Pasteur Docteur Denis Rakotozafy, président de l’Eglise luthérienne (FLM) et le Monseigneur Samoela Jaona Ranarivelo, président de l’Eglise épiscopale de Madagascar (EEM) . Elle parle également du « respect des normes démocratiques comme la liberté d’expression ».
Les réunions entre les participants à l’initiative avaient commencé en début de semaine. « Nous avons continué à discuter même en dehors des rencontres physiques », glisse un des participants. Sauf changement, le prochain rendez-vous devrait avoir lieu en début de semaine prochaine.
Plusieurs personnalités ont pris part aux rendez-vous. C’est, entre autres, le cas du Professeur Raymond Ranjeva, de Jean-Max Rakotomamonjy, ancien président de l’Assemblée nationale, de l’ancien Premier ministre Charles Rabemananjara, des anciens ministres Alain Tehindrazanarivelo, Harimisa Noro Razafindrakoto et le général Désiré Ramakavelo. Honoré Rasolonjatovo, vice-président de l’Assemblée nationale et le député Miarintsoa Rakotomalala sont aussi aperçus à Tsimbazaza, tout comme le bâtonnier Alain Raondry.
Issa Sanogo, coordonnateur résident Nations Unies à Madagascar a fait le déplacement à Tsimbazaza. Il en est de même pour Sisa Ngombane, ambassadeur de l’Afrique du Sud, tout comme des hauts gradés des forces de la défense et de sécurité. Selon certaines indiscrétions, ils étaient là sur invitation de la présidente de l’Assemblée nationale.
Pour Christine Razanamahasoa, l’initiative « fait suite » à son discours annonçant une « médiation parlementaire » lors de l’ouverture de la session parlementaire, une annonce désavouée par sa famille politique, majoritaire à Tsimbazaza. Le FFKM, lui, avait indiqué sa disponibilité pour une médiation « si le besoin se fait sentir » à la suite d’une première tentative de rapprocher les principaux protagonistes à la présidentielle.














