Antananarivo, 24 Décembre, 6h50 – “La mission et les responsabilités au sein de la Haute Cour constitutionnelle ne sont pas faciles”. Florent Rakotoarisoa, président de la HCC, a tenu à prévenir les trois nouveaux hauts conseillers constitutionnels qui viennent de faire leur entrée au sein de l’institution qu’il dirige, mardi soir. Dans son discours après la prestation de serment des trois nouveaux membres de la Cour d’Ambohidahy, il rappelle qu’être haut conseiller constitutionnel nécessite “un esprit impartial, du sang froid et une grande capacité d’analyse, pour ne parler que de ces qualités”. “Les débats sont particulièrement riches et intenses au sein de la HCC”, glisse-t-il encore, tout en remerciant les trois hauts conseillers sortants pour la qualité des échanges et de la collaboration durant leur mandat.
C’est au cours d’une audience solennelle tenue en début de soirée mardi dans la salle d’audience de la HCC que Tianjanahary Andriamalaza, Norovola Rasolonjatovo et Haingotiana Andriamampandry ont officiellement pris leurs nouvelles fonctions. Les trois nouveaux hauts conseillers venaient alors de prêter serment devant leurs six nouveaux collègues. La cérémonie a eu lieu en présence des quatre hauts conseillers de la Refondation, de quelques membres du gouvernement, de quelques hauts responsables de la justice, et d’autres hauts employés de l’Etat.
Prévue se tenir à la mi-journée, l’audience solennelle de prestation de serment a été reportée suite à la déclaration des trois hauts conseillers sortants ayant démenti leur démission. Après plusieurs heures de discussion à Iavoloha, la situation semble s’être tassée et la cérémonie a finalement pu avoir lieu. “Les trois hauts conseillers sortants n’avaient rien contre l’alternance, ils voulaient juste faire savoir que leur remplacement n’était pas consécutif à une démission”, confie une source proche de la magistrature.
Entourée de Vololontiana Christiane Rakotobe Andriamarojaona, Ranaivo Fidèle Mbalo, Rondro Lucette Rahelimanantsoa Razanadrainiarison avait déjà indiqué dans la matinée qu’elle et ses deux collègues ne voyaient “pas de problème au remplacement”. “Mais nous ne pouvons pas nous taire face à une démission qu’on nous impute alors que nous n’avons pas démissionné”, avait-elle annoncé à la presse. Arrivés sous escorte militaire à Ambohidahy mardi matin, ils se sont ensuite rendus à Iavoloha, toujours sous escorte militaire, pour discuter avec les hauts conseillers de la Refondation avant que leurs successeurs ne prennent leurs fonctions