L’Etat avance dans ses démarches devant permettre l’entrée en service de la gare routière d’Amoronakona. L’appel à manifestation d’intérêt relatif à la mise en concession de cette infrastructure a été publié dimanche par l’Agence des transports terrestres (ATT), autorité de tutelle. Il s’agit de trouver l’entreprise ou le consortium qui sera chargé de l’opérationnalisation, de la gestion et de l’exploitation de cette infrastructure.
Les personnes intéressées sont ainsi invitées à soumettre leur dossier avant le 8 juin 2026. En visite sur place la semaine dernière, le ministère des Transports et de la météorologie avait indiqué souhaiter que la gare puisse fonctionner avant le 26 juin 2026. L’objectif est, entre autres, d’y transférer les coopératives de taxi-brousse opérant sur la route nationale RN 7 et sur la RN2 et dont une bonne partie est actuellement stationnée du côté du Fasankarana.
Le ministère, à travers l’ATT, affiche ainsi sa volonté d’avancer malgré le refus de certaines coopératives à quitter l’ancienne gare routière. Dans son communiqué après la visite du ministre Herizo Andrianavalona Ramanambola, il avait déjà signalé que “nous allons lancer l’appel à manifestation d’intérêt très vite parce que les transporteurs se sont dit prêts à venir travailler sur ce site”.
Pour les autorités, cette mise en concession vise à améliorer l’accès des usagers à des infrastructures de transport “modernes, sûres, sécurisées et conformes aux normes en vigueur”, dans le cadre de la mise en place d’un réseau de transport terrestre de référence à Madagascar. Les candidats intéressés doivent ainsi justifier d’expériences dans la gestion des infrastructures publiques ou privées, la gestion administrative, financière et des ressources humaines, ainsi que dans la gestion des parcs roulants.
Si le projet du ministère des Transports et de la météorologie aboutit, la gare routière devrait être fonctionnelle huit ans après que les travaux de construction ont été achevés. Snobée par l’équipe d’Andry Rajoelina depuis son retour au pouvoir en 2019, celle-ci est restée déserte pendant huit ans, à la grande satisfaction de certaines coopératives qui n’avaient pas voulu changer leur habitude ni celle de leurs clients.













